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Blanc comme neige [ft Gingbao]

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Marden Preston
"l'infortuné" | 75,000,000 Berrys
Lun 17 Avr - 15:49
Les rayons du soleil enveloppaient Minion Island. Cela donnait une teinte chaleureuse à cette sculpture de glace, lentement façonné par le temps. On pouvait voir les arbres recouverts de leurs épais manteaux de neige, abritant sous leurs branchages, les stalactites qui resplendissaient sous le joug du soleil.

Cette vision est la première que Marden eut de cette île, joyau de glace sur North Blue. Son ressenti fut si grand qu'il s'abandonna à sa contemplation pendant de longues secondes. Mais la réalité de cette île le ramena à lui : ou pour être plus précis, le doucereux froid qui s'insinuait en lui, raidissant lentement ses muscles.

C'est que ses vêtements n'étaient pas faits pour ce climat de cette île ; et ce n'est pas dans son petit voilier, à peine suffisant pour naviguer, qu'il trouverait de quoi le réchauffer.
Nul doute que ce n'était pas sa meilleure idée, de braver Minion Island en T-shirt. Mais après avoir tant entendu parler de cette île, sa curiosité avait été piquée au vif : il devait l'explorer, savourer chaque endroit qu'il découvrirait et, pourquoi pas ? s'adonner au dessin de la magnificence des lieux.

Mais ce n'est pas par cette vision que Marden se réchaufferait. Par chance, il avait entraperçu un rassemblement de chalets, camouflé entre deux forêts de pins. Ses habitants auraient certainement des fourrures pour lui. Qu'il doit les acheter, ou les voler, cela n'avait pas encore d'importance. Captant un de ces puissants vents froids qui balayent l'île, il dirigea son embarcation vers ce village.

Amarrer son bateau au ponton de pêche ne lui prit que peu de temps. Visiblement, le village était petit : ou alors ce n'était pas de la pêche qu'il survivait, à en juger par la seule autre embarcation.

"Probablement par la chasse et la vente de fourrure" pensa-t-il.

Un chemin était dégagé, fait avec des rondins enfoncés dans la neige. Cela permettait de ne pas s'épuiser à marcher avec des raquettes, ce qui arrangeait bien notre aventurier. L'ascension fut rapide, à peine 10 minutes suffirent pour que Marden se retrouve à l'entrée du village.

Enfin, le mot cimetière conviendrait mieux. La plupart des chalets étaient défoncés, certains s'étaient renversés et avait éclaté lors de l'impact. Des étals de bois jonchaient le sol de la place, et ce n'était pas du sirop qui tachait d'une couleur vermeille la neige. Nulle trace de cadavre : les attaquants les avaient visiblement amenés avec eux... Pourquoi ? Aucune idée.
Encore plus étrange : il n'y avait que des impacts dirigés vers la montagne. Les agresseurs n'avaient pas d'armes à feu, et avait visiblement gagné ?

Le grincement d'une porte le sortit de l'analyse du combat qui avait eu lieu.

"Ils... Ils sont enfin partis ?" bégaya une vielle femme, sortant d'un chalet qui n'avait pas été trop abîmé. "Mon pauvre bonhomme" enchaîna-t-elle " tu dois être mort de froid. Entre"

Et c'est ainsi que Marden se retrouva devant un bol de bortch, enveloppé dans une épaisse fourrure.

Le chalet était sobrement équipé : un lit double et sa table de nuit, une commode, un poêle à bois et la table sur laquelle il mangeait était les seuls meubles des doyens de village.
Parlons-en justement, de ces doyens : ils répondaient parfaitement aux clichés qu'on peut avoir d'eux. Petits, leurs visages parsemés de rides montraient la longue expérience de la vie qu'ils avaient. Des vêtements simples, des cheveux grisonnants et une magnifique moustache blanche pour le grand-père.
Ce dernier s'avança, tandis que Marden reposait son bol vide.

"Étranger, nous t'avons nourri et vêtu, et tu as vu de tes propres yeux l'état du village." commença-t-il "Nous ne sommes que de simples trappeurs et nous ne pouvons pas venger les nôtres face à ces animaux."

"Ça marche" coupa Marden. "Si j'ai un autre bol de cette soupe, je vous débarrasse de ces bandits"

"Mais..." essaya de continuer le doyen

"Y a pas de mais, je gère" dit le pirate avec un sourire.

Et sur ces mots, il partit en claquant la porte, s'aventurant plus profondément dans la forêt, emmitouflés dans ces fourrures.
Ils étaient partis vers la montagne. La traque commençait.



"Cet imbécile croit qu'il chasse des hommes. Enfin, tant qu'on peut continuer notre business ..."

C'est sur ces mots surprenants que le doyen referma sa porte...
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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Lun 17 Avr - 23:30

Blanc comme Neige

ft. Marden Preston



North Blue. Précisément à 1 mois de voyage depuis ma base. Autant te dire que j'y avais pas foutu les pieds depuis un paquet de temps. Et j'ai pas franchement envie d'y passer mon temps tu vois ? Une mer de merde dont personne n'a strictement rien à foutre, avec trois îles sans histoire qui se battent en duel, ça ferait rêver tous les voyageurs hein ? D'ailleurs le nombre de touristes de North Blue est impressionnant, c'est bien connu. La vérité que c'est une mer dont personne ne sait rien, parce que personne n'y va jamais. Et encore, là tu ne sais pas pourquoi j'ai été envoyé et pourquoi je suis tant de mauvaise humeur. Tu va comprendre bientôt.

Pour le moment, j'étais juste en train de tourner en rond sur le navire, vérifiant avec désintérêt des détails inutiles avec les mécaniciens ou les artilleurs. Tout le monde savait pertinemment que je m'en battais royalement les couilles de tout ça, mais un des avantages à être Contre-Amiral, c'est que peu de gens osent vous faire une réflexion. Et puis, faut bien passer le temps sur un bateau de guerre, y'a pas tant d'activités que ça. Après quelques conversations stériles autant qu'inutiles avec les membres d'équipage, qui allaient fort heureusement tous parfaitement bien, à les écouter, je me suis décidé à m'asseoir sur la rampe de protection du bateau, profitant du vent marin dans mes cheveux. C'est à ce moment précis que j'ai entendu un oiseau. Un oiseau. Relevant la tête, j'ai pu voir, très clairement et à seulement 200 mètres de nous, l'île qu'on cherchais à atteindre. Levant les yeux au ciel, j'ai du m'exprimer à tout le bateau.

- Bordel ! Vous êtes précisément 67 soldats, 2 lieutenants, 4 artilleurs, 8 mécaniciens et une vigie sur ce bateau et y'en a pas un qui a été foutu de me dire qu'une terre était en vue ? Ouais c'est ça, vous pouvez vérifier, bande d'abr...

- TEEEEERRRRRRRRRRE À L'HORIIIIIZOOOOON !

Entendant le cri de la Vigie, qui n'avait évidemment pas entendu mon discours, je ne pus m'empêcher de planter mon visage dans ma main droite, affligé par tant de bêtise. Je fis juste un signe rapide à mes hommes, leur signalant de faire le nécessaire pour se préparer à accoster. Et dire que ces hommes étaient parmi l'élite de la Marine... Il y avait de quoi sérieusement douter de la puissance de l'armée officielle. Enfin bref, toujours est-il que le bateau avait accosté avec succès et que je pouvais enfin commencé ma mission. D'un geste de la main, j'ai indiqué à mes hommes de rester aux abords du bateau et de surveiller le port, afin de prévenir tous problèmes. La mission semblait relativement simple, je n'avais pas besoin de renforts supplémentaires.

Voici donc le moment où je vous révèle l'objet de ma mission. Un sujet, comment dire, complètement con. Mon objectif était de mettre fin aux attaques d'un groupe de... lapins...des neiges. Des...lapins. Ça fait partie des désavantages d'un Contre-Amiral, t'es pas encore assez haut pour choisir toutes tes missions. Et en l'occurrence, tu te doutes bien que j'ai pas choisi celle-là. Si j'avais choisi, je serais pas venu sur North Blue, pour commencer, et je serais certainement pas venu chasser des lapins, fussent-ils des neiges. Enfin bon, le devoir étant le devoir, j'ai donc activé mes pouvoirs pour me mettre à léviter, m'élevant haut dans les airs. Je me suis dirigé vers la montagne, là où il semblait que les cruels animaux avaient établi leur repaire. Et c'est là que la merde a commencé. Comme toujours, rien ne peut se passer sans encombre avec moi. Surtout quand d'autres personnes sont impliquées.



En gros, je suis arrivé au dessus d'une forêt, juste à la limite de la forêt et des terrains enneigés. C'est précisément là que j'ai repéré le premier lapin. Et c'est là que j'ai compris pourquoi j'étais là. C'était pas juste des lapins, c'était des lapins géants. Des putains de lapins de 3 mètres de haut. Et comme si ça ne suffisait pas, il y avait un intrus. Dans mon champ de vision, juste en dessous de moi, qui allait sortir de la forêt, il y avait un jeune garçon blond. Ce qui posait problème, c'est qu'il se dirigeait tout droit sur le lapin et qu'il allait très certainement se faire déchiqueter. Et merde. J'allais devoir travailler. Sauver des vies est mon crédo, bla, bla, bla. Bref, d'un mouvement de la main, 30 de mes balles s'étaient élevées derrière moi.

- Hornets Army.

Ma voix était calme, mais puissante, et avait résonné dans toute la vallée. D'un claquement de doigt, les 30 balles se sont élancées, se dirigeant directement vers le crâne du Lapin. En un instant, le crâne de l'animal a explosé violemment, alors que le reste de son corps est tombé au sol, juste aux pieds du jeune garçon. Atterrissant dans la même zone, quasiment au même moment, je pris le temps de m'adresser directement à lui, frottant mes mains l'une contre l'autre pour les réchauffer.

- Tu ferais mieux de rentrer chez toi, gamin. C'est pas une aire de jeu ici, t'as pas entendu parler des récentes attaques ?

En le regardant dans les yeux, j'ai eu un doute, pendant un instant. Je n'oublie jamais un visage et le sien me disait quelque chose, mais j'étais incapable de savoir quoi. J'étais très intrigué, mais la mémoire me reviendrait bien à un moment. Pour le moment j'étais en train de regarder le jeune homme avec interrogation, la main dans ma poche, cherchant ma flasque de whisky.




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Marden Preston
"l'infortuné" | 75,000,000 Berrys
Mar 18 Avr - 17:42
C'était fatiguant. Certes, Marden était chaudement équipé, mais marché dans la neige ne faisait pas partie de sa longue liste de loisirs du dimanche. Cela faisait plusieurs heures qu'il arpentait cette maudite foret, pour atteindre cette maudite montagne, avec ce maudit groupe de bandit.
Oui, Marden était de mauvaise humeur. Entre la pénible marche qu'il devait endurer, et la faible piste qu'il suivait, il bouillait intérieurement. Parlons-en de la piste, justement.
Ce n'était pas des pas qu'il suivait, mais des traces d'une espèce inconnue, visiblement très grosse. Car les bandits étaient montés avec une espèce habituée à ce climat, ce qui rendait possible le fait que leur planque soit a l'autre bout de l’île !



De plus, la forêt l’oppressait : les longs arbres nus, la neige étouffante, et même le soleil qui se réfléchissait. Tout cela lui donnait un sentiment de malaise. Mais la source de cette désagréable émotion était le sentiment d’être observé. Observé par un être habitué à la traque, un être qui était sur son territoire. Des bandits ? Trop rapide. Un prédateur sans doute, mais qu'importe ? La forêt semblait s'écarter : la sortie ne devrait plus être qu'à quelques pas.

Et c'est là qu'apparut le Lapin des Neiges. Majestueux, resplendissant dans la lumière du jour, il se postait devant Marden, fier protecteur de la Nature. Et surtout, c'était assurément la bête de somme des bandits.

« Un Lapin-Ours ! J'adore cette île » ne put s’empêchait de s'exclamer Marden.

- Hornets Army.

Et tandis que la voix puissante se rependait dans la vallée, les oiseaux s’élevèrent, dans un même mouvement, tandis que le Lapin-Ours s'effondrait au sol. Du sang gicla autour de lui, le malheur des vaincus.

Alors quand l'Homme sauta de son perchoir, Marden le dévisagea, sur ses gardes. C'était lui qui le suivait ? Non, il avait eu la certitude que c'était l'animal. Un chasseur ?

-Tu ferais mieux de rentrer chez toi, gamin. C'est pas une aire de jeu ici, t'as pas entendu parler des récentes attaques ?

« Tu te calmes Grand-Père, tu viens de me faire rater un magnifique dessin... Quoique La Mort du Gardien ça sonne pas mal... » s'exclama Marden en premier lieu. « Et on est apparemment ici pour la même raison, mais bon, maintenant que tu l'as descendu, comment on va retrouver les bandits ? » enchaîna-t-il, empêchant toute tentative de prise de parole. « C'est sûr que pour jouer de la gâchette, y a du monde. Mais pour réfléchir, personne. Enfin, on va bien voir s'il en reste quelques-uns »

Et sur cette avalanche de mots, il transforma ses jambes en ressort. La neige n'était pas pratique pour sauter, trop molle, elle l’empêchait d'avoir une pression suffisante. Il se contenta donc de se propulser de troncs en troncs, s'élevant à chaque saut. Il fut au-dessus de la cime des arbres en quelques secondes, lui laissant tout le loisir d'observer la cartographie de l’île.

Et cela ne lui fut pas utile. Un Lapin-Ours, c'est gros, mais c'est blanc, ce qui le rend difficile à repérer. En revanche, quand toute la meute se déplace, c'est bien plus simple. Et elle avait été attirée par le bruit, ou la mort d'un de leurs semblables. À y regarder de plus près, il n'y avait que des adultes, ou alors, les petits naissaient déjà énormes.



Retombant quelques mètres plus loin, il se fendit d'un grand sourire, hélant le chasseur :

« Tu as de la chance, tu en attiré plein. Il y en aura forcément qui appartiennent aux bandits. Tu es pas si con que ça au final. »


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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Mer 19 Avr - 21:47

Le Jeu du plus con

ft. Marden Preston



Grand-père ? Des bandits ? Mais de quoi il parle ce petit con ? Il me provoque ou alors il fait juste semblant d'être bête ? Je n'arrive pas à cerner le personnage, à tel point que, interloqué par une réponse si absurde, je n'ai même pas réagi, alors que j'aurais pu lui servir une réponse cinglante. Je n'en ai pas eu le temps, malheureusement. Le temps que je retrouve mes esprits et ma logique, le jeune homme avait transformé ses jambes en ressort, ce qui témoignait bien évidemment du pouvoir d'un maudit, comme moi. Sauf que moi j'avais l'intelligence de ne pas montrer mon pouvoir à n'importe qui. Toujours est-il que le blondinet est monté très vite au sommet des arbres, rebondissant comme un fou dans tous les sens. Sa descente fut tout aussi rapide et c'est à ce moment précis qu'il m'interpella de nouveau, avec son air niais.

- Tu as de la chance, tu en attiré plein. Il y en aura forcément qui appartiennent aux bandits. Tu es pas si con que ça au final.
- Mais c'est toi qui est con, tu t'en rends pas compte ?

Apparemment je l'avais surpris avec cette réponse cinglante, du tac au tac. C'est surtout l'incompréhension qui prédominait sur son visage. J'avais presque envie de lui rire au visage tellement sa tronche était géniale. Ce que je n'ai pas fait, afin de ne pas lui accorder trop d'importance. Toujours rester le dominant, même quand on fait 1m56. Les mots sont la plus puissante des armes pour qui sait les manier. Et j'aime à penser que c'est mon cas, dans mon style bien personnel. Et donc, au lieu de lui rire à la face, je mis la main dans la poche gauche de mon poncho, en sortant une petite flasque que je me suis empressée d'ouvrir, afin de boire ce précieux liquide qui, par ce temps, me réchauffait. C'est donc après avoir laissé un grand silence, simplement brisé par les grognements lointains de la meute, que j'ai repris la parole, la voix joyeuse et amusée.

- Pas besoin de chercher les bandits, petit. Je sais pas ce qu'on t'a dit, mais tes bandits ils sont devant toi et ils sont pas contents parce que j'ai tué leur frère. Tu bois ?

Je lui ai jeté un regard, posant la flasque au sol. A peine celle-ci était posée que j'ai pris une grande inspiration, avant de me propulser vers l'avant, courant à toute vitesse en direction de la meute d'animaux enragés. Arrivant à pleine vitesse sur celui qui s'était un peu isolé en tête , j'ai recouvert mon avant bras de haki, rendant celui-ci complètement noir, avant de planter violemment mon poing dans le ventre de la racaille animale. La pauvre bête a essayé tant bien que mal d'encaisser le coup, avant de s'écrouler sur place, foudroyée par la douleur. Mes deux mains se sont posées sur les colts qui étaient à ma ceinture, dégainant ceux-ci avec vitesse. Une nouvelle fois, ma voix s'éleva à travers le silence, m'adressant à celui qui était resté en retrait.

- Tu comptes me regarder le blondinet ?

Sans lui porter plus d'attention, je me suis mis à repérer l'emplacement et le positionnement de tous les lapins, évaluant dans mon crâne les risques de chaque mouvement, élaborant le meilleur ordre pour les exterminer, prévoyant chaque façon de les éxécuter. Tout cela en quelques centièmes de seconde. C'était ma grosse qualité, la plus dangereuse de mes facultés en fait. Je suis capable d'analyser une bataille entière et d'élaborer le meilleur plan en à peine quelques secondes. Et ça m'a sauvé  plus d'une fois, je te prie de me croire. Toujours est-il que là, j'avais ma stratégie bien mise en place. Contre des animaux, elle était plutôt simple : mitrailler dans le tas.

- Reload : Activé.

Je me suis mis à tirer dans tous les sens, visant les têtes des lapins avec une précision incroyable. Chaque fois que j'avais tiré 6 balles, le barillet sortait et, grâce à mon pouvoir, je rechargeais l'arme, à une vitesse défiant tout humain qui tenterait de le faire à la main. Il y avait donc des pauses fréquentes d'une seconde, le temps de la recharge. C'est donc avec un visage toujours fermé, concentré que je descendais un à un les lapins. Ils étaient beaucoup, trop. Leur résistance n'était pas incroyable, bien que certains demandaient deux ou trois balles avant de s'écrouler. Mais leur nombre nous submergeait un peu plus à chaque seconde, comme si la meute n'avait aucune fin. Il allait falloir réagir, et vite.

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Marden Preston
"l'infortuné" | 75,000,000 Berrys
Jeu 20 Avr - 21:22
Mais c'est toi qui est con, tu t'en rends pas compte ?

Aie ! Appartement, il s'était vexé. Il voulait pas être Grand Pere. Vu la véhémence de sa réponse, il devait avoir une fille unique, qu'il chérissait et protégeait. C'était la seule explication logique.
Tandis que Marden se questionnait sur l'arbre généalogique du nabot, ce dernier s'empressa de boire. Alcoolique en plus d’être susceptible ? Où était-ce l'alcool qui le rendait ainsi ? Le gra... l'homme le coupa dans ses pensées :

-Pas besoin de chercher les bandits, petit. Je sais pas ce qu'on t'a dit, mais tes bandits, ils sont devant toi et ils sont pas contents parce que j'ai tué leur frère. Tu bois ?

Ah ! Au moins, il avait l'alcool joyeux ! Et il partageait ! Chouette alors ! Marden le laissa partir en première ligne, gouttant la bouteille. C'était fort, très fort, et il toussa à la première gorgée. Mais après tout, ça lui rappelait l'alcool qu'il pouvait trouver quand il était dans les forces révolutionnaires.
Au bout de la deuxième gorgée, Marden tiqua : c'était les lapins, les bandits ? Et tout s'éclaira dans son esprit. Les traces de pattes, l’absence de fusillade, tout s’emboîtait.

« Quel salaud le doyen. Il aurait pu me prévenir» pesta le pirate.

Après tout, c'était pour lui qu'il était là, à braver une meute de Lapin-Ours. Enfin bref, l'autre était en train de se battre et…

« Oh l'Abruti... Oh le Salaud... OH LE CON ! » jura Marden.

Car c'était bien beau de lutter face à une horde de Lapin-Ours, l'arme aux poings, et le courage au cœur. Mais en attendant, en montagne, tirer sur une horde qui se jette sur vous, ça fait du bruit. Beaucoup de bruit. Et qu'est-ce qui se déclenche avec beaucoup de vibrations ? Voilà. Une avalanche. Trop occupé à sa tache, le mec au poncho ne l'avait ni vu, ni entendu.

Il y avait bien cette caverne, qu'il avait vue un peu plus tôt, mais jamais il ne l'atteindrait à temps, avec cette neige qui ralentissait ses mouvements et affaiblissait son pouvoir. L'entrée de la grotte n'était pas loin, mais aucun arbre n'était suffisamment proche pour espérer utilisait ses capacités. Sans parler du pistolero. Son regard erra jusqu'au lapin-ours précédemment abattu. Où plus précisément, sur la graisse hivernale qui couvrait son corps. Une idée folle, voir suicidaire, germa alors.


« Après tout, on ne vit qu'une fois ! »

Sur ces belles paroles, il se propulsa, non pas vers la dite grotte, mais au cœur du combat acharné que livrait la meute face au Contre-Amiral.
Surprenant tout le petit monde, il vient se planter droit dans l'un des plus gros lapins-ours. Se planter ? Pas vraiment : utilisant ses jambes-ressorts, il profita de la force du choc, et de la graisse de l'animal pour se propulser vers la grotte, en choppant le gringalet par le poncho au passage ; heureusement qu'il était léger.

Et tandis qu'ils étaient lancés, l'avalanche les talonnaient, engloutissant la horde dans son étreinte glaciale. Ils arrivèrent juste à temps dans la grotte, tombant dans les profondeurs de la caverne. Par chance, de la neige entra avec eux, et amorti leurs chocs, tandis qu'ils roulaient au plus bas, en défonçant une… porte ?

Quand il releva la tête, Marden avait le tournis, après ces cabrioles. Il semblait être dans un entrepôt, non, un dock de contrebande. La caverne donnait donc sur la mer. Mais surtout, il était entouré par beaucoup de dockers. Tandis qu'il s’accoutumait difficilement à la luminosité ambiante, une voix s'éleva.

« Et alors ? Elle sert a quoi la porte ? Faut bien la fermer ! Y a de la neige partout ! »

C'était le doyen, une cage de bébé lapin-ours a la main. Et un pistolet dans l'autre.
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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Sam 22 Avr - 22:03

Je déteste les vieux.

ft. Marden Preston



- Je suis pas un putain de sac de patate, bordel !

C'est vrai quoi. On attrape pas les gens par le col comme ça, sans prévenir. Surtout quand on connait pas les dites personnes. Et même quand on a une bonne raison. A l'instant où il m'a attrapé, j'ai lâché mes pistolets par réflexe, me laissant les mains vides. Comme ils ont immédiatement étés recouverts par l'avalanche, je n'ai pas eu le loisir de les récupérer grâce à mon pouvoir. Ne sachant pas quoi faire de mes deux mains et étant un peu vexé par le fait d'être transporté comme un enfant en bas âge, j'ai donc croisé mes bras sur la poitrine, adoptant un air boudeur. C'est pas parce qu'on a 39 ans qu'on peut pas agir comme un enfant. Le gars aurait pas été en train de me sauver les miches qu'il serait sûrement déjà mort à cette heure ci. Etant donné que, oui, il était effectivement en train de m'empêcher d'être enseveli sous environ 4 mètres de neige, je ne pouvais que bouder par principe.

Mais ça, c'était que le début. Juste après avoir décollé, en quelques seconde, on es entrés dans une grotte. Apparemment tout cela était calculé. Bien joué. J'avoue que j'y avais pas pensé. L'avalanche non plus. Et la porte non plus. Comment ça la porte ? Pourquoi une porte dans une grotte ? Est-ce qu'on est rentrés dans la maison du Père Noël ? Si c'était le cas, il avait une voix hyper énervante. Et il disait pas « Oh Oh Oh ! ». Ce qui n'avait aucun sens. C'est pour ça que je me suis retourné, afin de voir à qui j'avais réellement affaire. Et la personne que j'ai alors vu en face de moi m'a rapidement ramené à la réalité, stoppant mon esprit dans son élan enfantin, fort heureusement.

Un vieillard, un sourire figé sur le visage, un léger rictus moqueur au coin des lèvres, nous menaçait de son pistolet, soutenu par de nombreux acolytes. Mais surtout, il tenait à la main une petite cage, contenant un animal tout blanc, tout mignon, qu'on avait juste envie de caresser. En y regardant de plus près, j'ai pu m'apercevoir qu'il s'agissait en fait d'un bébé lapin des neiges. Un bébé Lapin des Neiges ? Comment il s'était procuré un putain de bébé-monstre ? Attends ! Réfléchis Gin' ! Des lapins, pleins de lapins, tous blancs, dans la neige, non, ça n'a aucun sens, arrête d'être con. Puis d'un coup. L'illumination. Voilà pourquoi ces bestioles se mettent subitement à fracasser des baraques et à buter des gens. Ce sont juste des parents inquiets et tristes. Mais c'est évident. Un trafic ? Un trafic de quoi ? De lapins ? Ça vaut cher les lapins ? Arrête d'être con j'ai dit. C'est pas les lapins qu'il vend, c'est leur fourrure qui est hyper rare.

J'étais en train de mouliner à toute vitesse dans mon cerveau, ignorant la menace du vieillard. J'étais en train de passer ma main dans ma barbe, fronçant les sourcils, réfléchissant intensément au sujet. Je devais avoir l'air plutôt ridicule, assis comme ça. Après 1 petite minute d'un silence pesant, le pistolet toujours pointé vers nous, le sourire froid du doyen s'élargissant un peu plus à chaque seconde. C'est à ce moment que j'ai relevé la tête, plantant mes yeux dans les siens. Mon regard avait changé, étrangement animé par une intense lueur rouge. Toute trace du comportement enfantin que j'avais adopté avant avait disparue. Il n'y avait plus que l'honneur qui m'animait. De ma voix rauque et grave, détachant bien chaque mot, je me suis adressé au malfaiteur.

- Enfoiré. Tu sais qui tu menaces au moins ? Mon nom est Ginseng Baodong, contre-amiral du quartier général de la Marine. La peine encourue pour cet acte est un emprisonnement immédiat dans une prison de mon choix.

J'ai claqué dans mes doigts. Immédiatement, le pistolet de l'homme s'échappa de ses mains, comme toutes les armes des dockers, avant de rester dans les airs, se retournant comme par magie contre leurs propriétaires. Le sourire de l'homme avait disparu, remplacé par un faciès à la fois surpris et terrifié. Avec l'autre main, j'utilisais le In, afin d'amener la cage jusque dans ma propre main. Jetant un regard à l'intérieur, j'ai pu voir le bébé animal, tout penaud, le visage fermé, tremblant de peur. La rage montait encore plus dans mon esprit. En un clin d'oeil, j'avais posé la cage et je m'étais levé, tranquillement, le regard agressif, le visage tordu de colère.

- Busoshoku Haki.... Arm.

Ma voix n'avait pas tremblé. J'avais parlé très peu fort, cependant mes mots avaient résonné dans l'esprit des trafiquant. Mon bras droit venait de se recouvrir d'une couleur noire, reconnaissable entre milles. Arrivé à un petit mètre du criminel, j'armais mon bras au niveau de ma hanche, prêt à frapper. L'homme était comme paralysé de peur, incapable de faire un mouvement ou de dire un mot.

- T'as peur fils de chien ? Tu trembles ? Tu vas pleurer ? Voilà exactement ce que ressent ce pauvre animal. Maintenant, je veux tout savoir sur ce que tu fais ici avec cette pauvre bête. Et t'as intérêt à être très clair. Parce que vu ton âge, vu le mien, ce bras pourrait bien passer au travers de ton corps.

Mon regard était toujours planté au plus profond du sien. S'il ne mourait pas aujourd'hui, il serait hanté toute sa vie par mes yeux... Sa main, quant à elle, venait de se lever tout doucement, demandant à ses collègues forbans de ne pas intervenir, bien qu'ils étaient tous menacés par leurs armes, ce qui montrait bien l'état de terreur du vieillard.



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Marden Preston
"l'infortuné" | 75,000,000 Berrys
Mar 25 Avr - 14:06
Ginseng, puisque c'était son nom, était vraiment en pétard. Son intonation avait changé. Il semblait fier et moqueur quand Marden l'a rencontré pour la première fois, boudeur quand il l'avait tiré des griffes de l'avalanche. Maintenant, il était furieux, et semblait se retenir de peu. Et les bandits le sentaient eux aussi : ils étaient comme pétrifiés sur place.

Il faut dire que son pouvoir était impressionnant. Contrôlait-il le métal ? La gravité ? Des fils invisibles ? Était-ce de la télékinésie ? Tant de questions qui se posaient. Peu d'entre eux ont pu voir ne serait-ce qu'un soldat de la marine, alors un Contre Amiral qui retourne leurs armes contre eux ? C'est un miracle que certains ne se soit pas évanouis.

Le doyen était une véritable enflure. Même Marden le reconnaissait, c'était pour dire. Envoyer des inconnus se venger sur les animaux qui menaçaient leurs trafics, c'était malsain, et génial à la fois. Si l'avalanche n'avait pas eu lieu, Gingseng et lui aurait juste éliminer le problème, et le groupe du doyen aurait pu continuer leur business en formant un élevage de ces bébés.

Plus il y pensait, plus le pirate devait reconnaître que le plan avait été préparé avec une extrême minutie. Néanmoins, cela ne devait pas être l'avis du vieillard. Il avait été sacrément malchanceux, il avait dû être bourreau ou inspecteur des impôts dans une vie précédente.

C'est en bredouillant, terrifiés par les paroles, et le regard, ce regard démoniaque pour sûr, du Contre-Amiral, qu'il répondit :

« Je … Je … Ah .. ah ahah hahhaha ! » Le vieillard était secoué par un rire sec et désolant, qui agitait sa maigre carcasse au gré des spasmes. C'était assurément dû au stress excessif engendré, ainsi que la terreur qu'il ressentait. Cependant, il se reprit très vite, et cela lui suffit pour retrouver ses esprits

« Comment osez vous essayer de nous juger ? Cette île est une prison ! La vie n'est pas possible ici, nous arrivons juste à survivre ! La Marine, qu'elle bande d'hypocrites ! Chargé de nous protéger, regardez à quoi nous en sommes réduit ! Il y a deux ans, qui nous a aidés lors de l'hiver qui a emporté la moitié du village ? Personne ! Alors je vois pas comment vous pouvez nous juger, vous, le parfait Contre Amiral. C'est ça votre Justice ? Alors que vous avez derrière vous un bandit a 55 000 berrys ? Et vous osez prendre le rôle du juge, jury et bourreau ? Me faites pas rire » explosa-t-il.

Sur ces mots, il essaya de regarder dans les yeux le Contre Amiral, mais… Qui aurait pu ainsi braver le diable ? Sa lèvre trembla, et en quelques secondes, tout le charisme, toute la rage de vivre accumuler lors de son discours s'envola, ne laissant derrière qu'un pitoyable vieil homme usé par le temps.

Cependant, tous les regards s'étaient tournés vers Marden. Ce dernier avait réussi à sortir le lapin de la cage, et il était en train de le caresser au moment où le doyen l'accusa. Que faire quand la prime qui était soit disant disparue, était connue même par les habitants des plus petites îles de North Blue ? Visiblement, il ne s'en débarrasserait pas aussi facilement. Soit.

Mais surtout, quelque chose avait changé en lui. Ce n'était ni sa posture, ni son ton : il était toujours assis, bien sagement. C'était… ses yeux. Ils… Ils brûlaient d'envie, d'excitation. La perspective du combat l'attirait, c'était évident, et extrêmement dérangeant.


Néanmoins, c'est d'une voix calme et posée qu'il s'exprima :

« Eh bien…. On dirait que je suis démasqué » sourit-il « Alors, Contre-Amiral Gingseng Baodong ? Que vas-tu faire ? Qu'est-ce qui t'importe le plus ? Arrêter des gens qui deviennent des criminels pour survivre a l'hypocrisie de la Marine et du Gouvernement Mondial ? Éliminer le pirate qui ne menace personne ? Fais ton choix, et fais le bien. »
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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Ven 28 Avr - 11:37

Le dilemme

ft. Marden Preston



C'est devenu un sport international ou quoi ? Pourquoi d'un coup, alors que tout allait plutôt bien dans ma vie, tout le monde commence soudainement à vouloir me casser les couilles ? Pourquoi à chaque fois qu'une mission semble simple, y'a toujours un moment où je dois faire un choix, qui amènera forcément une part d'injustice, un manquement à mes règlements ? C'est quand même fou de s'obstiner à rendre les choses difficiles à ce point. Dire que je suis censé réussir à faire mon travail le plus justement possible avec des empêcheurs de tourner en rond dans ce style. Y'a des fois où j'ai juste envie de buter tout le monde avant de repartir. Ainsi, plus de dilemmes, plus de questions inconscientes, plus de remords, plus de choix. Les gens affirment que c'est en faisant des choix et en prenant ses responsabilités que l'on grandit. C'est des conneries. C'est en faisant tout pour éviter d'avoir à choisir que l'on évolue. Anticiper, toujours anticiper, toujours jouer avec un coup d'avance, deux coups, trois coups d'avance.

Mais bordel ! Je savais bien que j'avais reconnu sa tronche au blondinet ! Et maintenant que le vieux braillard avait énoncé sa prime, tout me revenait, comme dans un flash lumineux. Mon cerveau venait enfin de réussir à faire ce que je lui demandais depuis un petit moment. Il avait trouvé qui était ce mystérieux homme-ressort, un peu benêt et agressif. Effectivement je ne suis pas un Pacifista, je ne peux pas identifier dans l'instant tous les pirates, je ne suis qu'un pauvre humain avec des capacités d'humain, ou un tant soit plus. Toujours est-il qu'avec un sourire crispé de rage, un mélange entre ma haine contre les trafiquants et ma rage de ne pas m'être débarrassé du pirate.

- Marden Preston, l'infortuné si je ne m'abuse...
- Eh bien…. On dirait que je suis démasqué.

Joue pas au plus malin. Ça m'amusait tout à l'heure, tant que tu étais un civil. Maintenant que je sais qui tu es, maintenant que ton regard s'est allumé de cette étrange lueur verte, maintenant que ton sourire s'est étendu jusqu'à tes oreilles, accentuant le côté malsain de ton visage. Maintenant ce jeu ne m'amuse plus. C'est pas en me provoquant de cette façon que tu vas obtenir satisfaction, je te le garantie. Ou peut-être que si, si ce que tu cherches est un massacre, une exécution en bonne et due forme. Il n'empêche que je me retrouvais bien dans la merde. Entre le vieux qui chialait à moitié de rage et de peur et la blondasse qui me provoquait en caressant son bébé lapin, j'avais de quoi perdre la boule. Il allait falloir réagir. J'ai donc glissé la main sous mon poncho, cherchant un objet que je cachais toujours bien dans les replis de mon large habit. J'ai donc sorti un vêtement, plié, d'une parfaite couleur blanche, portant une inscription que personne n'ignorait. D'un mouvement ample, laissant la tension dans le lieu augmenter peu à peu, j'ai enfilé ma veste d'officier de la Marine, rendant la situation aussi officielle qu'elle devait l'être.

- Soites. Tu m'as demandé un jugement ? Le voici. En ce qui concerne les trafiquants de fourrure de Minion Island, rien n'excuse votre geste. Sachez que la Marine est là pour vos protéger, pas pour vous nourrir. Les Lapins des Neiges sont une espèce protégée et la vente de leurs fourrures est strictement interdite. Vous répondrez donc de vos actes devant le tribunal le plus proche.

D'un simple mouvement de doigts, les pistolets et sabres qui flottaient encore dans les airs s'abattirent, la crosse ou le manche en avant, assommant tous les dockers, sauf le vieillard, incapable de bouger actuellement. Lorsqu'ils furent tous tombés au sol, c'est vers Preston, à qui je m'adressais d'ores et déjà, que je me suis retourné. Il avait toujours ce petit sourire en coin, ce regard d'excitation. Son regard brûlant d'excitation et le mien se consumant de rage se sont affrontés pendant plusieurs secondes. Encore un type qui adorait le combat, qui en retirait un plaisir, une excitation.

- Quand à toi, Marden Preston, dit l'infortuné, tu es recherché, mort ou vif, à travers les 7 mers, pour la prime de 55 millions de Berrys. En ma qualité de Contre-Amiral et représentant de l'ordre, tu comprendras que je ne puis te laisser partir. Cependant, à en croire ton regard, je vais assumer que tu ne me suivras pas de ton plein gré. Donc...

Mon pied droit pivota légèrement, se décalant de l'axe principal, afin de me donner plus d'impulsion. D'un seul coup, j'avais replié puis étendu ma jambe, me donnant une grande impulsion, me projetant à toute vitesse sur mon adversaire. Recouvrant à nouveau mon bras droit de Haki, je n'ai pas pris plus de temps avant de frapper, à peine arrivé à distance. Tout est devenu confus à ce moment là. J'ai senti un choc, le mur derrière Preston a semblé exploser de la violence de l'impact, avant qu'une épaisse fumée ne s'élève du lieu. De deux choses l'une : Soit je venais de le pulvériser et de le rayer de la surface de la Terre, soit... Soit mon mauvais pressentiment tendait à se confirmer... Et je n'avais aucun moyen de vérifier, mon Kenbunshoku Haki n'étant pas suffisamment développé pour ça. Quel allait être le verdict quand la fumée retomberait ?

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Marden Preston
"l'infortuné" | 75,000,000 Berrys
Dim 30 Avr - 3:15
Aïe. Aïe Aïe Aïe... Le Contre-Amiral était un enculé. C'était décevant, Marden avait cru en lui, en un homme moins rigoureux, plus compatissant. Peut-être était-il trop naïf, trop confiant dans la nature des gens. Il avait rencontré un Contre-Amiral sympa, ça ne voulait pas dire que tous l'étaient. Une bonne leçon à en tirer, s'il en survivait.

Car le véritable problème, c'était que cet officier était bien plus fort que lui. Et qu'il voulait sa peau ou sa liberté accessoirement. Le plaisir qui parcourait son corps lorsqu'il défiait un être de ce niveau n'y changeait rien. Il n'était pas de taille. Cette révélation le frappa quand le poing noirci par le Haki s'abattit sur lui. Il n'avait rien vu, pas le moindre déplacement, pas la moindre esquisse de mouvement. Et quelle puissance ce petit poing contenait-il ! Pour la première fois, le pouvoir de Marden ne lui permit pas de réduire le choc. Il vola, s'éloignant de plusieurs mètres de son agresseur, à moité assommé, tandis que 36 chandelles s'amusaient à danser au-dessus de sa tête.




Ce qui le sauva, ce fut la force de son adversaire : tandis qu'il était éjecté par le coup, l'Homme poursuivi son geste, probablement emporté par son mouvement. Il vint éclater le mur de la grotte, soulevant un épais nuage de poussière, ce qui déclencha une quinte de toux chez le vieillard, mais surtout, cela laissa quelques précieuses secondes au pirate.

Car la caverne ne se situait pas sous terre : Gingseng venait juste d'ouvrir un passage vers l'extérieur. Et devinez qui s'empressa de les rejoindre, à cette petite fête improvisée ? Eh oui, les Lapins-Ours étaient de retour. Ils étaient bien moins nombreux que la première fois, l'avalanche ayant décimé leurs rangs. Cependant, ils avaient enfin retrouvé leurs enfants, et la seule chose qui les séparaient d'eux était des humains, dont certains étaient les kidnappeurs. Inutile de préciser dans quel état de rage la meute avait sombré.
Des grognements fusaient de toute part, et s'il n'avait pas encore attaqué le vieillard ou le Contre-Amiral, le moindre geste agressif déclencherait un véritable carnage. Pourquoi ne parle-t-on pas de l'Infortuné ? Parce qu'un curieux événement était à l’œuvre : un lapin-ours s'était glissé dans la caverne, et il était actuellement penché sur son corps, et chose surprenante, il ne l'avait toujours pas attaqué.

Tout cela lui paraissait très confus, au pauvre Marden : le boucan des Lapins-Ours le perturbaient, et les images ne cessaient de danser devant ses yeux, tandis que son esprit avait décidé de faire grève. Il se sentit soulever du sol, toujours groggy, avant d’être déplacé. Quand il sortit de la grotte, car c'était dehors que le lapin-ours l'amenait, le froid glacial de l’île le ramena à lui. Il put ainsi sentir la chaude fourrure du lapin-ours contre son corps, et le bébé lapin, celui qu'il avait rassuré, frottant son museau contre sa joue.

« Maman Lapin-Ours, c'est très gentil a vous » marmonna-t-il, tandis que d'autres bébés lapins sortaient de la grotte, visiblement libérés par les adultes.

Clignant des yeux, il comprit à peu près ce qu'il s'était passé, en regardant le trou béant à travers la pierre. Ce qui semblait être de la simple roche de l'extérieur contenait le dock de contrebande du doyen, ainsi que toutes leurs ''marchandises''.

Le Lapin-ours continuait de s'éloignait, amenant probablement le bébé-lapin, son fils ? Dans un lieu plus sûr. Mais une pensée traversa l'esprit encore sonné du jeune aventurier :

« Le pistolero s'en était-il sorti ? »

C'est que ces souvenirs le montraient dans une sale posture : entouré par la meute, seul obstacle entre elle et ses petits. Avait-il réussi a ne pas être considéré comme une menace ? Dans le cas contraire, la bataille était-elle terminée ? Ou son esprit se jouait de lui, dissimulant les bruits de cet affrontement ?

Comment cela allait-il finir ? Il espérait que ce Contre-Amiral, malgré son comportement, avait survécu ; il était un bon objectif à atteindre.
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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Dim 30 Avr - 21:27

Des leçons à tirer

ft. Marden Preston



Est-ce que c'est ça qu'on appelle le goût amer de l'échec ? Il me semblait déjà avoir ressenti cette sensation au cours de ma longue carrière et même dans ma vie. Ce goût âpre qui reste dans la bouche, qui envahit les sinus au moment où on se rend compte que l'on vient de se vautrer. Bah c'est exactement ce que j'éprouvais à ce moment précis, couché dans la neige, appelant mes hommes via mon Den Den Mushi pour qu'ils viennent me récupérer, couvert de sang, les muscles tremblants d'un effort surhumain, le cerveau grillé par l'utilisation intensive de mon pouvoir. Ouais je m'en étais sorti, mais j'en avais sacrément bavé. Et tout ça parce qu'une fois de plus j'avais laissé ma colère s'exprimer avant de réfléchir à une quelconque stratégie. Et je m'étais mis tout seul dans la merde. Mais on va revenir un peu en arrière, je vous sens perplexe.

Revenons à ce moment où j'ai frappé l'infortuné Marden Preston. Je l'avais bel et bien touché et le choc avait été rude pour le jeune pirate aux cheveux blonds. Bien qu'il ait eu l'air excité de prime abord, son visage avait très rapidement exprimé la souffrance la plus intense. C'est vrai que j'avais mis énormément de hargne dans ce coup, mais je n'avais pas imaginé lui faire si mal que ça. Non le problème n'était pas là. Le problème était que dans mon élan, j'avais littéralement fait exploser le mur qui me faisait face, ouvrant une brêche sur l'extérieur et... sur les lapins des Neiges, bien plus hargneux qu'auparavant. La douleur fut de constater à quel point j'étais seul, ayant assommé tous mes opposants. C'est bien beau de faire étalage de son pouvoir, mais des fois le kharma est un enfoiré et la vie te punit bien gratuitement.

Mais il y eut tout de même un phénomène étrange, qu'il faut signaler. Les Lapins géants semblaient éprouver une rage pathologique envers tous les humains, conscients ou pas, à l'exception d'un. Le jeune pirate semblait être à part à leurs yeux. Et soudain, en y regardant de plus près, j'ai compris la raison de leurs égards. Juste à côté de Preston, il y avait le bébé lapin des neiges, occupé à lécher doucement les doigts du blondinet. Et c'est précisément en cela qu'il était différent. Pour les Lapins, il ne leur avait rien fait, il faisait presque partie des leurs. Une énorme mère le prit dans ses pattes, avant de l'emmener au loin. Ne restait alors plus que moi. Moi, et les Lapins. Une grosse vingtaine de Lapins. Que je ne pouvais plus tuer, car ils n'étaient plus mis en cause et qu'ils étaient une espèce protégée. Autant vous dire que j'avais connu des meilleures situations.

Un premier lapin, la bave aux lèvres, était en train de me foncer dessus. Sans hésiter, mon poing devint noir à nouveau, avant de s'enfoncer lourdement dans le ventre de l'animal, le projetant sur un autre de sa race. Mon pied s'élança dans la face d'un autre, l'écrasant au sol. J'essayais de faire de mon mieux pour ne pas les blesser, bien que cela ne soit pas évident. Le combat a duré ainsi pendant de longues minutes, les lapins tombant un par un, alors que je me fatiguais un peu plus à chaque fois. Et forcément, ce qui devais finir par arriver arriva.

Alors que je venais d'envoyer voler un nouvel ennemi, j'ai senti une douleur vive me parcourut l'intégralité du dos. Un des lapins venait de me rayer l'intégralité du dos avec ses griffes acérées. Je me suis écroulé au sol, aveuglé par la douleur, assourdi par la vibration qui s'emparait de mon corps. Dans un élan de rage et de souffrance, mon pouvoir s'est étendu d'un seul coup, les dernières armes au sol se relevant d'un coup, attirée vers moi. Puis d'un coup, elles vinrent exploser contre le mur, créant un grand brouillard de poussière. Usant de mon pouvoir une dernière fois, je me suis extirpé in extremis de cette situation d'urgence, atterrissant dans la neige, 300 mètres plus loin. La suite vous la connaissez, je l'ai raconté au début. Autant dire que c'est pas fameux...

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Blanc comme neige [ft Gingbao]
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