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Un concours de circonstances [feat Gingbao]






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Lun 17 Avr - 1:18


« Un concours à Jaya ? »




-Allez ! Allez ! Viens on y va ! Allez ! Allez ! Tu m'as dit que t'étais cuisinier c'est le moment de me montrer tout l'étendu de ton potentiel, mon chou !

Toffee était agrippée de ses deux mains sur mon cou, sautillant sur place, pour extérioriser son trop plein de d'enthousiasme et de joie alors que moi j'étais planté là, debout, le regard dans le vague me demandant encore comment j'étais passé d'une vie de solitaire à cette situation. Par quelle sorcellerie elle avait réussi à lié son cœur au mien, par quel attrait elle avait appâté mon attention et ma détermination ? J'avais les réponses à toutes ses questions, bien entendu, mon esprit satirique et ironique se moquait juste de mon ancien moi vivant dans la solitude et le méprit, tandis que la nouvelle personne que j'étais se faisait vanner par mon ancien moi, se moquant de la béatitude constante de mon nouveau nakama, aussi amoureuse, qu'envahissante.

La transition était plus compliquée que prévu. Il faut dire que Toffee n'était pas des plus faciles à vivre, car bien trop dévouée et amoureuse. Elle en faisait toujours trop, toujours dans l'excès, mais pourtant elle n'était pas excentrique le moi du monde, bien au contraire elle ne semblait avoir d'yeux que pour moi. Mais tout son amour était plutôt compliqué à accueillir, surtout pour un type comme moi, qui fut toujours rejeté. L'amour. Je connaissais bien ce sentiment au final, c'était celui-là même, qui avait marqué mon cœur au fer rouge lorsqu'il se mua en haine dans les heures les plus sombres de ma vie. Je n'affirme pas être totalement hermétique aux sentiments de celle qui semblait me révérer comme un dieu, mais disons que je préférais modérer mon attachement, pour ne pas avoir trop mal si les choses venaient a mal se passer. Il était bien top tôt pour que je m'attache à une personne par un lien aussi puissant que celui qu'est l'amour. J'étais encore bien trop faible, trop à découvert depuis que mon masque d'égoïsme c'était brisé. J'avais décidé de ne plus vivre que pour moi, de m'ouvrir un peu aux autres, de les accepter dans ma sphère intime, mais il me faudrait encore du temps pour accepter que je puisse vivre uniquement pour elle !

Néanmoins, je ne pouvais que le reconnaître, Toffee était une femme remarquable ! En dépit de ses pouvoirs, sa famille, la mienne, et de toutes les magouilles de pirates qui avaient failli se faire sur notre dos grâce à une union forcée, elle avait toujours cru en moi. Malgré ma réputation, et le fait qu'elle se soit éprit de moi par le biais d'une simple photographie, elle était venu à ma rencontre bravant moult danger au nom de l'amour, de l'unité familiale, et afin de me transmettre le rêve de sa mère. Un empire sans discrimination... Une nation emplie de différences et pourtant uni comme une famille... Alors c'était ça le rêve De Charlotte Liline ... Le rêve de Charlotte Toffee ? C'était une nation rêvée, n'est-ce-pas ? C'était l'utopie dans laquelle j'ai toujours voulu vivre en tout cas ! Mais je n'ai pas grandis à Totto Land, moi... J'ai grandi sur une île bien cruelle,si discriminatoire, si honteuse ! Alors oui j'ai suivi Toffee, car son rêve m'a touché, et sa beauté m'a charmé. C'était une femme bien remarquable, je vous avais prévenu n'est-ce-pas ?

Tournant mon regard vers son visage rayonnant je ne pus me résoudre à m'opposer à elle. Qui le pourrait ? Alors, affichant à mon tour un léger sourire gêné je lui répondis :

-J'ai jamais dit que j'étais cuisinier, mais c'est vrai j'ai quelques notions... Si ça te dérange pas d'encourager quelqu'un qui va certainement perdre, alors ça me dérange pas de m'afficher par la défaite !

-Ne te dévalorise pas je suis sûr que sera super !

Répondit-elle avec un sourire encore plus rayonnant tout en se détachant de moi, me voyant un peu gêné et hésitant.

-Hum ! T'as peut être raison... Tu me diras au moins ça sera toujours meilleur que la viande séchée qu'il me reste en réserve ! Je te suivrais à ce concours mais seulement si tu y participes aussi, je veux voir ce que valent tes talent culinaires. On raconte sur toutes les mers que vous autres, les descendants de la famille Charlotte vous êtes plutôt doué pour la cuisine alors j'ai hate de voir ça !

À mon approbation, la jeune femme sauta de joie, mais bien vite son visage se transforma lorsqu'elle entendit la suite de ma réponse. Elle était devenue presque aussi écarlate qu'une tomate, et semblait un peu gênée, mais elle accepta tout de même. Je verrais rapidement si sa réaction était dût au fait qu'elle ne sache pas cuisiner ou qu'elle soit flatté par les vagues compliments que je lui ai fais. Et alors qu'elle retournait à l'observation de la faune sous-marine, observant l'océan par le hublot de mon petit sous-marin, elle me laissait un peu soufflé, c'est alors que ma raison me rattrapa lorsque je me rappelais notre prochaine escale : Jaya !
J'étais alors des plus perplexes, me demandant pourquoi un concours de cuisine était organisé sur cette île des plus mal famée. Il devait y avoir une embrouille quelque part. Mais bon autant lui faire plaisir, me dis-je en observant Toffee du coin de l'œil. Après tout que risquait-on ... Nous aussi, on était des pirates après tout, et nous avions largement de quoi nous défendre.

Une fois le pied sur la terre ferme, quittant à peine les quais, nous ne pouvions faire autrement que de nous laisser subjuguer par le monde présent sur place. Les yeux exorbités, je me posais des questions en voyant deux attroupements à peu près distinct. Enfin c'est ce que je réussis à voir avant qu'une affiche portée par le vent fin finir sa vie sur mon visage, obstruant ma vue. Heureusement personne ne semblait me voir, pas même Toffee qui pour une fois semblait être absorbé par autre chose que moi. Elle pensait surement qu'un tel attroupement était dû à son fameux concours de cuisine, qu'elle était naïve ! Bon après, il y avait en effet un concours de cuisine, le papier que je venais de retirer de mon visage et que je lisais maintenant le confirmait. Vous voulez savoir l'embrouille qui se cache sous le concours ? Pour ça il faut chercher dans les prix attribué aux finalistes : je vous le donne dans le mile le droit d'entrée dans un équipage pirate random en temps que cuisinier.

Oui, le concours était un simple recrutement. C'est bien moins attirant que ce qu'avait prévu Toffee, mais si elle voulait toujours le faire je ne m'y opposerais pas. Si l'un de nous venait à intéresser le capitaine pirates pour nos talents, nous aurions qu'à le terrasser et nous enfuir ! Rien de bien compliqué ! Seulement rien n'est simple dans ce monde et vous vous doutez bien qu'avec une telle quantité de monde et de pirates sur les lieux, il y a des dérapages. J'allais me tourner vers la compagne, pour lui montrer l'affiche et lui demander son avis, mais il faut croire que la curiosité fut trop forte Car elle n'était déjà plus à mes côtés. Et dans cette foules j'aurais bien du mal à la retrouver. Je laissais alors mon bras retomber le long de mon corps alors que je maintenais mon emprise sur le papier, puis soufflant, je m'engageais dans la foule, me frayant un passage par mis les gens, utilisant les sable pour pousser les gens m'entourant et me frayer un chemin vers le centre névralgique de l'un des deux points de rassemblement.


Je ne m'attendais pas à voir la placette joliment décorée pour ce pseudo concours bidon, mais au moins quelques tables alignées et des ustensiles de cuisine. Mais à la place je tombais sur un véritable charnier. Devant moi, affiché en voie publique aux yeux de tous, était amoncelé en un petit tas décharné les corps démembrés et mutilé de plusieurs hommes. L'odeur du sang me pris soudainement. Je couvrais alors mon nez et ma bouche avec le col de ma veste soutenant du regard ce massacre qui était devenu un morbide spectacle de rue.

~Non... Ce n'est tout de même pas les ingrédients du concours... Ils n'auraient pas osé ?

Me dis-je, obnubilé par ce que je fixais et l'idée macabre qui venait de germé dans mon esprit. Une expression de dégoût était affiché sur mon visage dissimulé, lorsqu'un homme plutôt grand, à l'expression neutre et au regard empli de haine, me bouscula en passant près de moi pour quitter l'attroupement. Je n'eus ni le temps de lui adresser un mot, ni le temps de vraiment m'attarder sur son visage, mis à part son regard plutôt intriguant et terrifiant, que Toffee me déconcentra en sautant sur mon bras, me déconcentrant. Lorsque la surprise de son apparition fut passé, je voulus observer de nouveau l'autre homme, mais il avait disparu. La jeune femme à mon bras lâcha alors un petit cri étouffé lorsqu'elle posa son regard sur le charnier, puis faisant une moue, elle me fixa et me posa la question macabre que je me posais précédemment :

-Tu penses que c'est ça le défi du concours ? Cuisiner de la viande humaine ? Ça va être exotique !

Répondit-elle dans le plus grand des calmes, pas plus choqué que ça. Enfin, elle vient du nouveau monde, d'une grande famille de pirates... Les cadavres je suppose que c'est devenue une banalité pour elle.



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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Lun 17 Avr - 4:14

Un concours de circonstances

ft. Rakan Khorus



« Journal de Bord, jour n°74 passé en mer. Je deviens dingue. La semaine dernière nous avions épuisé tout notre stock de rhum. Heureusement nous avons pu nous ravitailler à Wiskhey Peak, qui n'avait jamais aussi bien porté son nom. Je pense que nous viendrons bientôt à manquer de nourriture. Heureusement, les tonneaux d'alcool, eux, se portent bien. La vie sur le bateau est... »

TOC.

« Hmm. La vie sur le bateau est mouvementée et les membres d'équipages... »

TOC. TOC. TOC.

« ...les membres d'équipages sont plutôt envahissants et bavards, ce qui a le don de m'énerv... »

TOCTOC. TOCTOC. TOCTOC.

- Qu'est-ce qu'il y a, ENCORE ? Bordel de merde, y'a pas moyen d'être tranquille deux secondes sur ce maudit bateau ?

J'ai ouvert la porte en grand, laissant la lumière du soleil me frapper en plein visage, ce qui a eu pour effet de m'aveugler immédiatement, me faisant reculer un peu. Lorsque j'ai ouvert les yeux à nouveau, j'ai pu voir le problème. Un grand soldat, pourtant rouge comme une tomate après m'avoir entendu crier, se tenait dans l'encadrement de la porte de la cabine. Il était comme tétanisé par la peur et n'osait pas prononcer un mot. Devant mon regard insistant, très insistant, il finit par cracher son morceau, avec grande difficulté.

- O... On approche de Jaya, Contre-Amiral Gingbao, qu...que fais-t-on ?
- Et t'as besoin de moi pour ça ? Personne vous a rien appris dans la Marine ? Réfléchissez un peu par vous-même bande de cons. On a plus rien a bouffer, donc ?
- O...On met pied à terre ?
- Bingo, t'as gagné le droit de la fermer. Allez casse-toi, prépare le nécessaire pour descendre.

C'est là où tu me trouves dur et injuste en principe. Je le suis pas. J'essaie juste d'inculquer certaines notions de réflexions de base à ces crétins. Des vieux réflexes d'instructeurs, faut toujours que je refasse leur éducation. Bref, toujours est-il qu'on allait enfin mettre pied à terre, après deux longues semaines de navigation sans escales et plus de deux mois de périple maritime depuis North Blue. Autant dire qu'après tout ça, j'avais une envie folle de me dégourdir les jambes. J'ai donc enfilé mes fringues, pris mes armes habituelles, et suis sorti de ma cabine de luxe, foulant enfin le ponton. Tout le monde là était en effervescence, courant dans tous les sens comme une armée de fourmis désorientées. J'ai trouvé parmi eux le Lieutenant que j'avais emmené avec moi, lui donnant mes ordres pour les évènements à suivre. Il resterait au bateau avec une vingtaine d'hommes et une corne d'alerte, afin de prévenir toute attaque pirate, surtout sur cette île très mal famée. Il a acquiescé de la tête. Je suis peut-être dur, mais mes hommes, ceux qui me connaissent un peu, me respectent tous sans exception.

Au moment où le bateau a touché la grève, alors que les rampes étaient sorties et en train de descendre jusqu'au sol, un bateau attira mon attention. La voile était repliée mais je pouvais tout de même voir qu'elle était noire. Des pirates. Bah. Je n'y ait pas prêté spécialement attention. Jaya était mal famée, des tas de pirates de pacotille y trainaient tout le temps. Rien d'étonnant, donc, à voir une voile noire flotter au mat d'un des navires amarrés ici. J'ai donc descendu la rampe, suivi par 50 soldats armés, prêt à aller faire des emplettes. Je suis pas du genre casse-cou, à partir tout seul en expédition dans des lieux pas fréquentables. J'ai des soldats avec moi, autant les utiliser. La première chose que j'ai remarqué en sortant du port, était l'attroupement incroyable qui se faisait au milieu de la rue. Des cris et de nombreuses discussions s'échappaient de cette foule rassemblée.

J'ai donc ordonné à mes hommes de ne plus bouger, réfléchissant rapidement à un plan. Il y avait clairement un problème ici, un problème que mon âme de soldat me disait de régler. À croire que je pourrais jamais poser le pied sur une île tranquillement... À ce moment là, une sorte de géant encapé de noir passa à côté de moi, me frôlant de très près. Je n'avais pas vu son visage, mais déjà son comportement m'énervait. Il avait simplement de la chance qu'un autre travail m'attendent. Par pur principe, j'ai tout de même lâché un « Connard » bien sonore, qui n'a pas semblé le heurter, puisqu'il ne s'est pas retourné. Tant pis, ce serait pour une prochaine fois, certainement. J'ai donc pris la décision et donné l'ordre à mes troupes de se séparer en 4 groupes et de bloquer toutes les sorties possibles du quartier. Lorsque tout fut bouclé, je me suis avancé vers la foule, bousculant les gens en lâchant à peine un « Pardon... » forcé.



Je suis arrivé au milieu de cette foule, et une vision d'horreur s'est imposée à moi. Mon regard s'est immédiatement tordu d'une expression mêlée de dégoût et de rage. Des dizaines de corps humains mutilés étaient empilés, sans aucune forme de respect. Une odeur putride et repoussant s'élevait de la masse de chair en décomposition. J'ai presque eu envie de vomir, mais il fallait que je me retienne, il en allait de mon image. De ce que je pouvais lire autour de moi, l'attroupement semblait initialement prévu pour une sorte de concours de cuisine, pour un recrutement pirate. C'était donc sûrement un coup des dits-pirates.

J'ai donc fait mon apparition au centre de la place, habillé comme un parfait civil, comme à mon habitude. Je ne respecte les protocoles vestimentaires que quand je suis à la base ou en présence d'un supérieur. Encore une tare. Comme tout le monde me regardait étrangement, intrigué par cet individu qui osait se poster au plus proche des cadavres, comme s'il s'agissait là de sa place attitrée. Je me suis donc éclairci la voix, avant de m'exprimer à haute voix.

- Bonjour. Je suis le Contre-Amiral Ginseng Baodong de la Marine. C'était pas mon rôle à la base, mais disons que maintenant que je suis là, je tiens à trouver l'enfoiré qui a fait ça et...

Mon regard, qui parcourait la foule, venait de remarquer un visage parmi eux. Un visage qui était, pour le moins, très parlant. Je l'ai reconnu en un instant, pour avoir vu sa tête parmi mes récentes fiches de pirates montants et dangereux. Rakan Khorus, primé à 95.000.000 de Berrys, à la limite d'être classé SuperNova. Ces cheveux roses, ces yeux bleus, il n'y avait aucun doute, c'était lui. Après avoir marqué un temps de pause, j'ai repris mon discours, un sourire narquois au coin des lèvres. Rakan et son associée parlait le plus normalement du monde, comme si rien ne les choquait. C'était parfait.

- … et j'ai déjà une petite idée du coupable. Ne vous affolez pas, je contrôle la situation. Pour le petit con auteur de cette infamie, sache que j'ai bouché toutes les issues. Tu partiras pas d'ici sans moi. Maintenant... Mains en l'air, enfoiré, et ta copine aussi !

J'ai tendu le bras, mon colt pointé sur le crâne de Rakan, mon regard planté dans le sien, ne laissant aucune place au doute. Je fis un signe de la main, afin que certains de mes hommes viennent évacuer la place. Très rapidement, la majorité des badauds attroupés ici étaient partis, ce qui ne laissait plus que Rakan, sa mignonne petite amie et moi. Si je m'étais attendu à tomber sur une telle tête d'affiche au beau milieu de nulle part... Faut croire que le karma est avec moi en ce moment. La vie s'acharne pas toujours, elle fait un cadeau de temps en temps. Et cette fois, mon cadeau coûtait cher, très cher. Je m'approchais donc de lui, posant carrément le pistolet sur sa tempe, un sourire amusé accroché fermement sur mes lèvres, à la différence de mon visage qui était, lui, tordu de rage. J'ai eu envie de lui coller une balle dans le crâne, là gratuitement. Mais mon expérience du terrain et mes connaissances diplomatique m'en avaient empêché.

- Allez maintenant, Rakan. Dis moi pourquoi t'as fait un truc pareil. Je te connais, tu ne me connais pas. Mais je te conseille de parler ou c'est avec mes deux amies que tu va faire connaissance. Capisce ?

De ma main libre, je tirais une grosse, énorme taffe sur mon cigare, avant de souffler la fumée en plein dans le visage de l'interrogé. Rien de plus désagréable, n'est ce pas ? Je confirme, c'était volontaire, je suis rien de plus qu'un petit con parfois. Il n'empêche que la question était sérieuse et la menace encore plus. Il ne manquerait à personne en quittant ce monde aujourd'hui...



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Lun 17 Avr - 21:47


« Ça pue ! On est vraiment dans la merde, là ! »



Tandis que je fixais Toffee, intrigué par le flegme de ses paroles, et ce qu'on pourrait presque qualifier d'aisance face à une scène aussi macabre, je n'avais pas remarqué qu'un individu s'était posté à côté du tas de cadavres. C'est uniquement lorsqu'il s'adressa à la foule, forçant sur sa voix pour surpasser le brouhaha ambiant, que je tournais alors la tête, à la recherche de ce contre amiral qui venait de se présenter. J'eus alors la surprise de voir un homme, sans uniforme, se tenant droit comme un piquet.

Soudainement, alors qu'il s'improvisait orateur pour calmer et contrôler la foule par un discours protecteur, son regard croisa le mien. Dès cet instant, il se tut, sans terminer sa phrase et sans reprendre son mouvement du regard. Je n'étais pas fou, hein ? Il me fixait. Il reprit alors subitement son discours, mais son visage semblait different. Un léger rictus semblait s'être installé au coin de ses lèvre, lui donnant presque un air condescendant. Intrigué, je m'étais tourné vers ma compagne pour lui chuchoter :

-Je suis parano où il nous fixe-là ?

-Euh... Je sais pas mon chou ! Mais il fait une drôle de tête ce type... Il est vraiment de la Marine ?

-Pourquoi tu dis ça ? Tu le sais pourtant que notre monde n'est pas manichéen... J'en suis la preuve... J'ai été moi aussi... Quoi il a déjà bloqué le périmètre avec ses soldats ? Mais on vient à peine d'arriver... Ils étaient déjà sur place ?

La fin du discours du contre-amiral Baodong fut prononcé, scellant par son silence et ses menaces notre tranquillité pour cette escale. C'est pas facile au quotidien d'être primé, voir sa tête affichée sur un bout de papier disposé un peu partout dans le monde... Si pour certain c'est une fierté, pour d'autre ce n'est rien d'autre qu'une malédiction. Il faut pouvoir assumer d'être traqué constamment, et supporter les regards réprobateurs et plein de jugement de ceux qui nous reconnaisse. Ça n'est pas évident de se savoir constamment jugé, par des gens qui ne connaisse rien de notre passé et de nos actions. Bref encore une fois ma réputation me précédait... Et pour sûr aucune bonnes rumeurs ne circulaient sur moi.

Le flingue du cow-boy était pointé dans ma direction. Soufflant d'exaspération je me tournais vers Toffee pour lui dire, ce qu'elle me lâcha finalement en me prenant de vitesse.

-Faut croire que t'avais raison ! T'es trop famous ! La classe !

Dit-elle, ses yeux si tillant presque d'une lueur d'admiration. Par réflexe j'avais jeté un coup d'œil derrière moi. Plus personne, mis un part un flot de panique. Les gens couraient de partout, tandis que des marines en uniforme luttait tant bien que mal pour organiser l'évacuation des civils. D'un mouvement, accompagné d'un regard, à l'intention de ma compagne, je désolidarisais mon bras de son emprise, et pour faire preuve de bonne volonté je levais mes mains comme me l'indiquait Gingbao, qui déjà s'approchait. Mon regard était fixé dans celui qui déposait actuellement le canon de son arme contre ma tempe. Sur mon visage était figé une expression neutre. J'étais prêt à subir tout les excès d'ego que me montrerait mon interlocuteur. Son visage, sa rage, son agressivité corrosive, toutes ses menaces et ses provocations irritantes, me rappelais l'homme que j'avais été. Et cet homme j'étais prêt à lui faire face et à lui montrer la vérité.


À côté de moi, celle qui voulait être ma femme, passait par une multitude d'états en observant le face à face qui se tenait juste à côté d'elle. Mais la goutte d'eau qui fait déborder le vase de son ire fut le moment où le contre-amiral cracha son venin vaporeux sur mon visage. Remonter contre la marine, excéder par les agissements de Gingbao, elle usa de son pouvoir intensifier l'odeur putride du sang coagulé, afin que l'odeur prenne aux tripes toutes les personnes pourtant déjà habituer à l'odeur de la mort. Elle voulait déconcentrer le contre amiral pour l'attaquer, à main nue manifestement, puisqu'elle n'avait pas d'arme sur elle.

Au moment où elle enclencha son pouvoir, mon odorat fut aussi saturé par l'odeur pestilentielle de la mort, à tel point que je fus pris d'un haut le cœur, qui fit défaillir mes jambes. Elle y était allé plutôt fort, si moi qui avais résisté à l'odeur de base du charnier me retrouvais ainsi à genoux, à vomir mon repas de la veille je n'imaginais pas l'état des plus sensibles. Mon cœur battait à toute vitesse, mes mains étaient moites et salit par le sol sur lequel je m'étais appuyé. Dans ma bouche je sentais encore les relents d'acide gastrique brûlant jusque ma gorge, et ma vision... Ma vision était trouble, mais je vis comme une ombre obstruer mon champ visuel, et un cri surpassa le grincement aigu qui atténuait mon audition. Surmontant les défaillances de mon corps je tendis le bras pour tenter d'attraper l'une des jambes de la silhouette. Et étonnement mon entreprise réussie. Mais attrapant ce corps en mouvement je fus emporté par sa cinétique, faisant choir au sol la personne que j'avais attrapé.

S'effondrant l'un sur l'autre je la reconnu instantanément. La douceur de sa peau, son odeur délicate, et ses longs cheveux, aucun doute possible. Pris, par je ne sais quelle folie, ne sachant trop comment réagir, suite aux menaces de la Marine et aux agissements plus qu'agressif de la descendante de Big Mom. Je me relevais avec difficulté, protégeant la jeune femme de mon corps. Je le savais si j'étais capable de me relever mon adversaire aussi, et au vu de la situation actuelle ses doutes à notre égard ne devait être que renforcé. Alors, plus pour couper court au combat que pour réellement vaincre mes ennemis, je fis naitre sur mes bras, au niveau du poignet deux lames courbes, pareil, pour le coup, aux ailerons que possèdent certains hommes-poissons sur leurs avants bras.

-Zero Espada.

La lame ultime de l'homme sable, celle qui ne se fait pas remarquer pour son tranchant mais pour son taux d'absorption optimal. La lame sainte qui déshydrate tous ceux qu'elle touche. Maintenant, bien qu'encore faible, j'étais en mesure de combattre ceux qui tenterait de la tuer ou de me tuer. Chancelant, agitant par pure prévention mes bras pour entendre l'air fouetter mes lames, j'attendais les assaillants, prêt à réagir et justement quelqu'un approchait...

-Pourquoi ...

L'odeur était encore insoutenable, ce qui perturba mon élocution. Mais prenant mon courage à deux mains et ma respiration aussi, je dis d'une traite, aussi rapidement que possible :

-Pourquoi j'aurais démembré ces types alors que je peux faire ça ?

J'attendais juste qu'une personne m'approche afin que je la momifie et que tout le monde puisse prendre mes actes non pas comme une provocation et une agression mais plutôt comme une preuve d'innocence dans cette affaire. Mais au fond de moi, je le savais bien, quoi que je fasse que je sois innocent pour ce crime ou non ils voudront m'arrêter pour mes actes passés. J'espérais juste qu'ils me lâcheraient un peu la grappe le temps qu'ils arrêtent celui qui a commis le crime du jour et pour une fois monsieur le juge le criminel à inculper, c'est pas moi !



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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Mar 18 Avr - 4:28

Une Odeur insoutenable

ft. Rakan Khorus



- Petite salope !

L'odeur m'était montée au nez à une vitesse incroyable, m'offrant une sensation de désagrément bien pire que je n'en avais connu, même à l'occasion de ma pire cuite. Je suis tombé presque tout de suite au sol, sur les genoux, complètement mis à mal par le talent démoniaque qui provenait sans aucun doute de la fille. J'ai même lâché mon colt, pour tenir des deux mains mon ventre, alors que je tentais tant bien que mal de retenir ma respiration. J'ai eu l'impression de me retrouver à nouveau à MarineFord, lorsque les corps s'empilaient réellement, mais cette fois à la puissance 10. L'envie de vomir montait tout doucement, alors que la majorité de mes hommes avaient déjà rendu leur déjeûner et s'apprêtaient à rendre le petit-déjeûner par la même occasion. Toutes ces odeurs s'additionnaient gentiment et me heurtaient de plus en plus.

Et ce qui devait arriver est arrivé. Ouais. J'ai complètement vomi mes tripes, avec une puissance que je n'avais jamais connue. Et pourtant j'avais vomi maintes et maintes fois en fin de soirée, mais jamais de cette façon. Cette gosse a vraiment un pouvoir incroyable. En me relevant, je me mis à fouiller dans ma poche droite, pour en sortir une flasque de whisky, qui me servirait cette fois de bain de bouche. J'en pris une longue gorgée, avant de me gargariser avec. Alors que j'étais en train de remettre le flacon dans ma poche, mon regard parcourait la zone de combat, cherchant ma cible des dieux. J'ai remonté mon poncho sur mon nez, ce qui avait pour effet de couper un peu les odeurs putrides.

À force de chercher, j'ai fini par le trouver, ce petit enfoiré. Il était encore avec sa copine, mais quelque chose avait changé. Par instinct j'ai tendu la main au dessus de mon pistolet au sol, celui-ci bondissant dans ma main. Je n'arrivais pas encore à déterminer ce qui avait changé et je voulais en avoir le cœur net, c'est pourquoi j'étais en train de m'approcher. J'ai juste réussi à discerner sa voix lorsqu'il prononça cette phrase.

- Pourquoi j'aurais démembré ces types alors que je peux faire ça ?

Faire quoi ? Oh. Ça ? Effectivement, c'était pas commun. Il avait fait pousser sur ses bras deux lames en croissant de lune, composées de ce qui ressemblait à du sable. Un utilisateur de Fruit ? Un utilisateur de Logia qui plus est ? Voilà qui promettait d'être intéressant. Cependant, ce n'est pas son pouvoir qui me posait le plus de problèmes à ce moment précis, mais bel et bien son discours. C'est beau de voir s'agiter les criminels pris la main dans le sac, comme un gosse avec la bouche couverte de chocolat qui clame son innocence. Ils ont tous la même réaction, ou presque. Ça en devient presque ennuyant, j'en viens à souhaiter qu'ils se renouvellent un peu, je sais pas, qu'ils se passent le mot, qu'ils s'organisent un peu.

- C'est justement parce que t'es capable de ce genre d'immondices que je te pense coupable. Regarde autour de toi... Actuellement t'es responsable d'une agression sur 50 soldats de la Marine ainsi que sur un Contre-Amiral de cette même Marine. Tu sais que ça peut coûter cher. Disons que si t'es pas trop con, tu éviteras de mourir aujourd'hui et tu avoueras ton crime ?

Sans attendre quoi que ce soit, le prenant totalement à dépourvu, je lui ait tiré une balle dans la cuisse. Je devais en avoir le cœur net. Comme je le craignais, la balle traversa la cuisse du jeune pirate, ressortant de l'autre côté. Avec mon pouvoir, je fis revenir la balle dans ma main, l'observant de plus près. Apparemment je ne m'étais pas trompé, il y avait encore des résidus de sable dans les rainures de la balle. Apparemment je n'allais pas passer une aussi bonne journée que je l'avais imaginé. Un Logia, qui plus est du Sable. J'ai entendu beaucoup de rumeurs sur ce sujet, sur la puissance de ce fruit du démon. J'avais une assez bonne maîtrise de mon Haki et je n'avais donc pas vraiment de souci à me faire sur le fait de pouvoir le toucher. Quand à pouvoir le battre, cela restait un facteur X.

- C'est un sacré pouvoir que tu as là, mon salaud. Tu sais ce que je pense ? Un pouvoir pareil entre les mains d'un criminel est une aberration. Cependant...

J'avais levé la main gauche, attirant au creux de ma paume 5 balles depuis la ceinture. J'ai ensuite refermé ma main, recouvrant les munitions de Haki, ce qui eut pour effet de les rendre complètement noires. J'ai commencé à les faire tourner dans ma main, tout doucement, les faisant s'élever en un cercle parfait à quelques centimètres de ma main.

- T'es pas le seul à posséder un pouvoir passionnant... Alors maintenant, je veux que tu me dises la vérité sur la situation. Et t'as intérêt à être convaincant parce que sinon...

D'un claquement de doigt, les 5 balles se dirigèrent vers sa tête, s'arrêtant à quelques centimètres. Je lui ait adressé un grand sourire, voyant qu'il n'avait pas eu peur de cela, comme prévu, avant de tourner mes doigts, dirigeant les balles vers le visage de sa petite amie.

...Sinon c'est elle qui en payera le prix fort. J'ose espérer que je me suis bien fait comprendre, mmh ?

Et là tu me trouves de nouveau cruel. Tu vois, le truc c'est qu'il a l'air vraiment attaché à sa petite amie et j'ai un sérieux doute sur sa culpabilité. Il n'a pas attaqué mes hommes alors qu'il a apparemment le pouvoir de tous les tuer sans aucune difficulté. Donc je pense vraiment que, sous ce genre de menaces, il ne me mentira pas. Je l'espère pour elle, en tout cas. C'est peut-être une petite connasse avec un pouvoir très énervant, mais elle est innocente, pour autant que je le sache, et ça m'embêterait de la tuer.

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Mer 19 Avr - 16:31


« Un monstre révélé ! »



Une agression sur cinquante soldats de la Marine et un contre-amiral ? C'était un sketch, c'est ça ? Certes, je voulais en momifié un pour l'exemple, histoire de montrer à ce gradé de malheur et à ses potes que ce charnier était tout sauf mon mode opératoire. Mais, encore nauséeux, toujours troublé par le pouvoir de Toffee, je n'avais pas encore trouvé la force de me concentrer assez pour attaquer quelqu'un, au contraire j'étais plutôt sur la défensive. Alors une agression... Merci bien ! La seule agression qu'il y eut fut cet attentat olfactif et les provocations de ce dit contre-amiral Baodong.

Néanmoins je n'eus aucunement la chance de m'exprimer à nouveau, le gradé préférant m'attaquer arbitrairement d'un coup de feu dans la jambe. Malgré ses convictions, et la rage affichée sur son visage mon adversaire visait mes jambes ? Il voulait simplement me neutraliser pour m'arrêter ? Merci bien mais je n'avais pas fuit Enies Lobby pour me faire arrêter une fois de plus par la Marine. Surtout que cette fois-ci il m'enverrait croupir à Impel Down sans jugement ou procès... C'en était certain. Lorsque la balle traversa une fois de plus ma cuisse pour retourner dans la main de son lanceur, mon visage se fit plus sévère. Fixant ma partenaire, au sol, encore un peu sonnée par notre bousculade, j'ôtais à la va vite le bandana qu'elle portait constamment sur sa tête pour dissimuler ses cornes.

Personnellement, je trouvais que ce trait physique unique rajoutais encore plus de magie à son charme naturel, néanmoins je comprenais et acceptais naturellement qu'elle dissimule une telle différence, car je le savais bien plus que quiconque, la différence, dans notre monde, est surement le plus gros facteur de rejet. Voir ces regards si haineux nous juger, nous blâmer pour nos différences, nous rejeter pour une chose que nous avons même pas choisit d'avoir... C'était l'un des sentiments qui m'horripilais le plus au monde. Alors oui lorsque je dévoilais à ceux qui pouvaient le voir, les cornes de Toffee, je me mis à frissonner. Et bien que cela pouvait être mal interprété, vu que mon regard était rivé sur les excroissances de la jeune femme, ce n'est en réalité par ses cornes qui me firent frémir mais bien les pensées qui avaient fusé dans ma tête au moment où je révélais à tous son unicité ! Oui, c'est ce sentiment de rejet, d'amertume qui fit légèrement convulser mon corps.

Le bout de tissu en main, je l'attachais autour de ma bouche, et alors je pris une grande respiration, profitant du fait que le tissu filtrait un peu l'odeur putride de l'environnement, et même plus que ça... Une douce odeur résiduelle était imprégné sur le tissu, surement le shampoing de la jeune femme, ce qui rendait la respiration vraiment plus abordable qu'il y a quelques secondes à peine. Les tissus attaché, je me penchais vers elle pour l'aider à se relever. Voyant son air étonné lorsqu'elle vit son bandana sur ma bouche j'en déduisis qu'elle était maintenant pleinement consciente. J'en profitais alors pour lâcher un timide :

-Désolé pour ça ! T'as mis la barre un peu trop haute pour moi alors je te le rendrais quand l'air sera respirable !

Lui disais-je occultant totalement Gingbao qui hurlait pourtant à mon encontre, pas si loin de moi. Que voulez-vous mes sens étaient défaillants et seul ma cognition semblait à peu près encore présente. Et là tout ce que mon cerveau m'ordonnait de faire c'était de faire de respectueuses excuses pour mon acte qui pouvait réellement offenser la jeune femme à cause de son complexe. Mais tout ce qu'elle me répondit ce fut un :

-Attention !

Hurla-t-elle, réellement terrorisée, disposant ses mains devant sa bouche autant pour camoufler son cri, que par réel signe d'inquiétude. À peine le temps de me retourner que j'entendais déjà l'air hurler sous le déplacement d'un projectile. C'est alors que je vis non pas une mes cinq balles se stopper nette à quelques centimètres de ma tête. Honnêtement n'ayant ni entendu les menaces, ni vu le rituel du contre-amiral, et au vu de la vitesse des projectiles, je préfère vous l'avouer, je n'ai pas eu le temps d'avoir peur. Vous savez, comme tout homme, j'ai peur que la mort vienne me chercher trop tôt. Je ne suis pas de ces fous suicidaires sans peurs ni reproches. La peur est un moteur celui qui permet de se surpasser et comme tout le monde j'ai peur. Alors je vous le dis si j'avais su à ce moment là que le voile de la mort flottais au-dessus de moi je n'aurais pas adressé ce même regard froid et sévère au contre-amiral.

Mais ce salaud ne voulais pas me tuer, au contraire, il voulait bel et bien me faire peur, j'en suis persuadé. C'est pour ça qu'il a menacé Toffee, maintenant debout à côté de moi. Mes poings se serrèrent, et mes dents grincèrent légèrement sous l'effet de la pression, pour la première fois j'avais peur pour autre chose que ma petite personne. Moi qui pensais, tout à l'heure encore, ne m'être pas vraiment attacher à elle, me retrouvais dans l'angoisse en voyant ses balles menaçantes se diriger vers la descendante de Big Mom. Indéniablement je m'étais déjà attaché à elle-même si je ne voulais pas me l'avouer. Pour la protéger je déployais mon sable, créant mon élément à partir de ma main pour tenter de former une barrière protectrice entre les balles et la jeune femme.

Un bruit sourd retenti alors, aussi perçant et éphémère qu'un coup de feu. Je vis alors Toffee tomber sur le côté, presque à mes pieds. Je pus alors observer le sang se déversant de son flanc droit, tandis qu'elle se tordait de douleur, en continuant de perdre du sang. Une balle était venu de son côté droit ? Je restais là, tétanisé, ne sachant que faire, me demandant autant comment la balle avait pris cet angle que ce qui allait advenir d'elle si elle ne recevait pas des soins immédiat. Mon visage commençait à se déformer de haine, mes veines sur-irrigués gonflèrent un peu apparaissant distinctement sur mes tempes. Je sentais mon sang bouillir, ma haine monter, alors que je m'accroupissais pour poser ma main sur la plaie de ma compagne, serrant afin d'attenter la perte de sang. Ma construction de sable s'effondra sur elle-même, ne devenant rien de plus qu'un simple tas jonchant le sol. Le bruit provoqué par sa déstructuration me fit tourner la tête, par réflexe. Je m'attendais à l'arrivée d'une autre balle venue achever la jeune femme, ou à l'arrivée de notre ennemi, représentant de la marine, mais rien, juste le sable sur le sol.




Un silence angoissant s'instaura alors, avant qu'un rire sinistre ne s'élève. Relevant la tête une fois de plus, maintenant tout de même mon étreinte sur la blessure, je cherchais Gingbao du regard, certain que ce rire était le sien. Un homme aussi cruel ne pouvait avoir qu'un rire aussi sadique. En plus je le savais, il semblait avoir un contrôle total sur ces balles. Peut-être, avait-il le pouvoir de contrôler le métal ? Il me semblait bien avoir entendu des rumeurs sur un gars maîtrisant le magnétisme lorsque je faisais encore parti de l'institution à la mouette. Manifestement ce n'était pas des conneries. Cependant lorsque je le trouvais enfin, il semblait absorber par autre chose, quelque chose qui manifestement se trouvait sur les toits. Suivant son regard, je tombais alors sur l'ombre d'un homme en plein saut qui atterrit entre le contre-amiral et moi-même.

Des yeux rouges, et ampli d'un amusement et un intérêt malsain, un large sourire, et une hauteur surplombant autant le contre-amiral que ma propre personne, voilà ce qui caractérisait ce type qui venait d'apparaître tel un fantôme appâter par une curiosité extrême.

Laissant son regard osciller entre le Marine et moi, l'intrus élargi un peu plus son sourire avant de s'exprimer :

-Vous deux... Vous êtes intéressant ! Et bien plus puissants que les types habituellement de passage sur les lieux... Affrontez moi !

Son corps pris alors une teinte aussi sombre que le ramage des corbeaux. Sortant sa lame du fourreau placé dans son dos, il nous fixa tout les deux avec un air de défi avant d'ajouter :

-Allez-y à fond ... Et même tout les deux en même temps si vous voulez... Sinon vous finirez comme eux !

Dit-il en montrant d'un signe de tête le charnier qui était à l'origine du conflit entre Gingbao et moi. Étais-ce donc lui qui était l'auteur de ce carnage ? Son épée encore sanglante et pourtant à peine dégainé semblait être en faveur de cette hypothèse !






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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Jeu 20 Avr - 0:31

Le démon

ft. Rakan Khorus



Mon visage avait changé en un instant. D'un air amusé, détendu, tout s'était fermé d'un coup, alerté par le coup de feu. La petite s'était mise à saigner, sans que je n'ai fait quoi que ce soit. J'ai immédiatement fait revenir les munitions à proximité de ma main, lévitant encore en cercle. J'ai tourné mon visage vers le point d'origine du son et donc du tir, me désintéressant complètement de Rakan. Il y avait là-haut, sur les toits, quelque chose qui méritait définitivement plus d'attention. Ce quelque chose semblait plutôt être un quelqu'un, de très grand taille, avec une démarche assez particulière. Et qui se rapprochait. Oui. Ce con venait de sauter d'un toit, à plusieurs dizaines de mètres du sol. Quel abruti. Tout ça pour faire une entrée stylée j'imagine... Quel ringard. Tout le monde sait que l'entrée en matière en arrivant depuis les airs n'est plus à la mode depuis 1489. Tssss.

- Vous deux... Vous êtes intéressant ! Et bien plus puissants que les types habituellement de passage sur les lieux... Affrontez moi !

L'affronter ? Il ne manquait pas de culot ce grand enfoiré. Ceci étant dit, je n'étais pas vraiment à l'aise à ce moment. Je sentais une sorte de frisson parcourir mon échine, à la frontière entre l'excitation et la peur. Cela ne m'arrivait jamais d'habitude, le combat n'étant pas un exercice spécialement jouissif pour moi. Mais l'aura que dégageait notre inconnu, noire, sombre, imprégnée de l'odeur du sang, avait de quoi faire reculer les plus hardis soldats. En parlant de soldats, ceux qui avaient réussi à se remettre sur pied tremblaient désormais comme des feuilles. Le sourire démoniaque de l'inconnu, sa façon de rire dérangée, sa posture détendue, tout en lui inspirait la peur.

- Allez-y à fond ... Et même tout les deux en même temps si vous voulez... Sinon vous finirez comme eux !

Au moins j'avais trouvé mon coupable. Qui était apparemment fier de ses actes et prêt à recommencer. Un grand malade en somme, un mec qu'on aurait dû interner depuis longtemps. Ce qui m'intriguait, c'est que ce type ne me disait et que, par conséquent, il n'avait certainement pas de prime. Ce serait donc un début ? Un type qui vient de péter les plombs et qui bute tout ce qui lui tombe sous la main ? Impossible, le type venait de recouvrir son corps de Haki, prêt à nous affronter. Son niveau n'était clairement pas celui d'un débutant. En revanche, il venait de dégainer un sabre et ça, c'était mon domaine de prédilection. La possibilité de commettre l'acte le plus énervant qu'un sabreur puisse connaître !



- T'es dangereux toi...

Je laissais un court silence, prenant le temps d'aspirer une énorme bouffée en tirant sur mon cigare. L'inconnu s'était retourné vers moi, intrigué par ma prise de parole, plus détendue qu'il ne l'avait espéré je pense. C'est à ce moment là que j'ai continué ma phrase, le pointant du doigt.

- ...mais putain ce que t'es con.

J'ai replié mon doigt sur lui-même, faisant s'envoler le sabre jusqu'à atterrir dans ma main. Surpris par l'étendue de mon pouvoir, il n'avait pas eu le temps de serrer correctement son arme et donc de m'empêcher de lui voler. Marchant doucement dans sa direction, je faisais tourner le sabre dans mes mains, alors que les balles de Haki continuaient leur ronde infinie dans ma main. Le visage de l'homme se tordait de rage, au fur et à mesure que je me dirigeais vers lui. L'humiliation pour tous les possesseurs d'arme : se faire déposséder de la dite-arme. Je me suis arrêté à environ 4 mètres de lui, la lame du sabre posée sur mon épaule. Ça aurait été trop dommage de stopper l'humiliation maintenant.

- Tu sais quoi ? Des connards dans ton genre, avec une gueule à faire pâlir un mort, j'en ait rencontré un paquet. Aujourd'hui y'a un paquet de taré de ton espèce qui croupissent à Impel Down ou qui nourrissent les poissons. Alors laisse moi te dire, saleté de monstre, que j'en ait rien à branler de qui tu es. Je vais juste t'éclater la tronche d'une telle façon que ta putain de mère serait pas foutu de te reconnaître. Et ça, ça s'appelle la justice, façon Gingbao !

A peine avais-je fini ma phrase que ce cinglé s'était mis à courir dans ma direction, tel un mort de faim. Il était rapide. En moins de temps que je n'en avais eu pour analyser la situation, il m'avait couché d'un coup de poing dans la mâchoire. C'est donc au sol, ayant perdu le contrôle sur les balles, ayant fait tomber le sabre de ma main, qu'il avait déjà ramassé. Il tentait d'ailleurs de me planter, tenant le sabre au dessus de ma tête avec un sourire sadique. D'une roulade, je suis parvenu à échapper à la mort, perdant au passage mon chapeau à ses pieds. Je me suis relevé très rapidement et, de plusieurs bonds en arrière, j'ai fini par me retrouver juste à côté de Rakan et de sa copine blessée.

- Alors contre-amiral ? Vous parlez bien moins qu'il y a 1 minute, je me trompe ? Peut-être que j'y suis pour quelque chose ?

Son ton narquois avait le don de m'énerver. Ce qui m'a particulièrement énervé, c'est au moment où il a ramassé mon chapeau, avant de le mettre sur son propre crâne. L'enfoiré. Je me suis tourné vers le pirate aux cheveux roses, qui me regardait encore avec méfiance, la main serrée sur la blessure de sa petite amie. Je lui ait adressé un regard, avant de regarder à nouveau vers le fou, une lumière plus vivante que jamais dans les yeux. J'ai tendu ma main en direction de la jeune fille, créant un fort champ magnétique, extrayant la balle de son abdomen. Y'avait pas de raison de la laisser mourir cette fille.

- Désolé pour l'accusation. Pour ta copine, tu devrais couvrir la blessure avec ton sable, maintenant qu'il y a plus la balle, ça devrait le faire. Reste près d'elle, je m'occupe de lui. Considère qu'aujourd'hui t'as eu de la chance et que tu finiras pas à Impel Down.

Mon ton était froid mais sincère. Il était devenu une personne normale pour moi, la priorité absolue étant le cinglé devant mes yeux. Usant de mon pouvoir, je me suis élevé dans les airs, atteignant une hauteur d'environ 10 mètres de haut. Tendant mes bras sur mes côtés, j'ai attiré à moi l'intégralité des armes de mes hommes. 50 sabres s'étaient ainsi rassemblés autour de moi, la lame dirigée vers lui. En un instant, la nuée de sabres était lancée, à une vitesse folle, dirigée droit vers mon adversaire du jour, qui aurait bien du mal d'échapper à cette agression...



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Lun 24 Avr - 23:47


« Le mystificateur démon : Baal ! »




J'amais accaparer l'attention de ceux qui m'entourent. Ça aurait pus être une vocation saine, si j'avais vu le jour sur l'archipel de Saboady. Mais je suis née ici, à Mock Town, dans cette ville corrompue par l'ère malsaine qu'avait lancé Gol D. Roger. Ici, personne ne restait fréquentable et gentil bien longtemps. Entre les trafics, les pillages, les meurtres, les passages à tabac, viols et aux atrocités, aucun être humain ne pouvait rester sain bien longtemps, c'était l'ordre naturel des choses. L'instinct de survie de tout un chacun se réveillait rapidement, dictant à tous de s'adapter pour survivre. Hors seul un monstre peut espérer vaincre un autre monstre. Leur humanité... C'est ce qu'ont sacrifié ceux qui n'ont pu quitter Mock Town lorsqu'elle est devenue l'un des lieux les moins fréquentables de Paradise, et c'est avec cet état d'esprit que j'ai grandi.

Survivre ! Survivre ! Survivre ! Un objectif plutôt compliqué lorsqu'on est un orphelin, dotant plus lorsque la rue est notre seul foyer. J'ai d'abord volé de la nourritures aux commerçants, mais lorsque je fus assez grand et intelligent pour comprendre la notion d'argent, je n'eus d'autres alternatives que de passer à la phase supérieure pour continuer à survivre. Les bandits, les pirates, les marines, les marchands, tout le monde en sommes... Je m'étais mis à voler tout le monde, même les autres enfants, surtout les enfants et les adolescents, après tout ils étaient une proie facile pour moi qui subissais déjà les passages à tabac fréquents des adultes qui me choppaient la main dans le sac. J'ai grandi dans un monde cruel, un monde de violence, où les mots n'avaient leurs places que pour humilier ou insulter, un monde d'adulte corrompu et malsain.

Je l'ai déjà dis, mais, j'adore attirer l'attention, dommage que ce talent est été corrompu par la malveillance de cette ville de merde ! Ici le seul moyen que tu avais d'attirer l'attention, et encore, simplement pour quelques minutes, voire quelques secondes c'était de tuer quelqu'un. Les spectacles morbides, voilà tout ce qui intéressait réellement les gens d'ici. À moins que ce ne soit un hobby mondial ? J'avoue ne pas être au courant n'ayant jamais quitter l'île.

Assis sur le toit, j'ai un temps contemplé la foule. Dire qu'ils étaient tous attrouper pour observer mon chef-d'œuvre... J'avais bien fait de profiter du concours organisé par l'autre pirate. Contre toute attente pas mal de monde avait répondu à l'appel, et plus mon œuvre était vu, plus je me sentais reconnu... Vivant, en sommes... Je me sentais heureux. Heureux qu'on reconnaisse mon existence par le biais d'une trace immuable, par un souvenir qui restera gravé dans la mémoire des témoins. Contemplant la foule, je souriais comme un gamin fier de son dessin. J'étais plutôt fier, oui... Presque euphorique. Mais là, un type se pointa. Un court sur patte tout excité, qui critiquais mon œuvre, comme un critique de cinéma qui crache sur un film. En quelques secondes, imposant son caractériel discours accusateur il fit fuirent la plupart des gens, dissipant la foule à la force de ses paroles et de sa milice armée.

Quelle déception. Ce gars, là... Il avait brisé mon moment de gloire et pire encore il accusait un autre type de mes actes. Ça je ne pouvais le laisser passer, c'est moi qui avais combattu, et vaincu ces types... C'est moi qui avais lutté pour trancher leur chair, sectionner leurs tendons, et brisé leur os pour en faire un petit monticule uniforme. C'est moi qui en avais chié un max ! Alors c'est moi qui devais être reconnu et regardé. Mais alors que mes traits se contractaient de rage, l'altercation entre les deux hommes se fit plus vive, et avant que je n'ai encore rien eu à faire ils commencèrent à se combattre, usant d'étranges pouvoirs pour attaquer et se défendre. Les observant, je n'eus plus qu'une idée en tête : Survivre ! Mais je vous l'ai déjà dit... Dans ce monde cruel seul la force prédomine. Pour survivre, il faut se faire craindre... Se faire respecter, et pour ça il faut prendre des risques... Il faut se battre ! Ainsi, pour vivre à nouveau, par le regard des autres entre autre, j'enclenchais la gâchette de mon pistolet, m'accaparant ainsi toute l'attention qui était porté sur cette femme.


Les regards convergèrent alors vers moi. L'adrénaline m'envahit sur les champs, bien trop heureux que de nouveau je sois le centre de l'attention. J'étais prêt... Je n'allais pas faire ma star plus longtemps. Quittant mon emplacement en un bond, je me retrouvais alors entre ces deux hommes aux pouvoirs aussi surnaturelles que les miens. Étonnement j'étais emballé. Ces deux-là n'étaient pas de la même trempe que les ringards qui venaient habituellement ici. Les "autres" m'avaient surnommé Baal, ou encore le seigneur de la destruction, certains autres m'appelaient le vampire, surement à cause des effusions de sang qui s'élevaient en ma présence. Pourtant tous ignoraient ma véritable identité, tous ignoraient qu'ils m'avaient élevé par la violence et la précarité, comme s'ils avaient oublié qui j'étais réellement... Un simple gamin perdu dans une voie remplie de ténèbres.

L'odeur de sang qui avait ampli la place venant titiller jusque mes narines alors que j'étais encore perché sur les toits s'estompa nettement lorsque la jeune femme s'écroula. Je m'en rappelle encore, ce moment divin, où tous sans exception tournèrent leurs regards nauséeux et terrifiés en ma direction. Depuis le temps c'était l'unique regard que les gens m'adressaient, l'unique émotion un tant soit peu humaine qui m'étais donné de voir. Me délectant de leur attention, je ne pus retenir un fou rire alors qu'un silence de mort régnait dans la place. Je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais pas m'arrêter. Être le centre du monde, c'est réellement euphorique. C'est une sensation si agréable...on se sent... Vivant !

Jaugeant les deux hommes du regard, positionné à mi-distance je ne pensais qu'à m'imposer dans leurs souvenirs, pour vivre à jamais, et surpasser les siècles. C'est ça le stade ultime de la survie... Une gloire si présente que l'on devient une légende, un mythe, hantant l'esprit de tous hommes ! Je m'imposerai en mythe, et je deviendrais un dieu immortel, c'était mon rêve !

Le visage des deux hommes était fermé, froid, sévère. Cherchant la peur dans leurs regards, je les dévisageais, surtout ce type, agenouillé prêt de la femme. C'était lui le plus enclin à ressentir la peur, après tout s'il n'avait pas peur pour sa vie, il devait au moins angoisser sur l'état de sa copine. Mais je n'eus pas vraiment le temps de me délecter de ses émotions négatives que déjà l'autre type la ramenait. Je me tournais vers lui lorsque le son de sa voix me parvint, observant son regard presque serein, et son attitude nonchalante.


~Tss ! Comme d'habitude... Les fumeurs sont des putains de frimeurs. C'est qu'ils se croient cool avec une clope ou un cigare en bouche... Toujours les même... Des pseudo-adulte trop nonchalant pour voir plus loin que leur bout de leur nez ! J'aimerais tellement les voir face à leur mère, pleurant devant les réprimandes maternelles. Suppliant ! Je ne veux pas de vous ! Je ne veux pas de votre monde et votre univers !~

C'est alors que, me pointant de son doigt accusateur, le contre amiral se permis de m'insulter.

~Con ? Con ! Con...~

-Sale gamin ! C'est ça être adulte ? C'est ça un contre-amiral de la Marine ? Pfff ! Je suis toujours déçut...

Avant que je n'ai finis ma phrase mon arme avait commencé à se mouvoir seul, comme habité par une vivacité propre à elle-même. Lorsque je la vis atterrir dans la main de Gingbao, bien que tout le monde aurait émis une corrélation entre le mouvement de mon sabre et les pouvoirs déjà en action du contre-amiral, moi je rageais simplement. Que voulez-vous j'étais encore un gamin dans ma tête, et je le resterais surement à jamais. Je haïssais le monde des adultes, car pour moi c'était le monde des pirates, un monde encore plus froid et brutal que le mien... Du moins c'est ce que les rumeurs de guerres et de Yonko me laissaient comprendre. Je serais un éternel gamin quoi qu'il advienne !


-Toi aussi... Mon jouet... Mon arme ? Je comprends... On va y allez à l'ancienne ! Mes poings contre l'acier !

Chuchotais-je, simplement pour moi-même. J'allais bouger, prêt à bondir sur Gingbao qui s'était rapproché de moi de son pas nonchalant. Mon épée sur l'épaule, un sourire narquois sur le visage, déjà le cliché déformais de rage mon visage, mais il en fallait plus... Toujours plus ! Manifestement le contre-amiral aimais ça... Parler. Non mais sans déconner, il y avait une formation d'orateur dans l'institution à la mouette ? Si oui, il devait forcément y avoir des cours de diplomatie... Eh bien ce type les avais zappé à coup sûr ! Non... C'était pas ça, il était simplement comme les autres... Les pirates, les bandits, les marchands... Un réceptacle de plus à la haine, l'impétuosité, et la violence. Marre, j'en avais marre de tout ça !

D'un bon, je me propulsais vers lui, utilisant toute ma puissance dans l'unique optique accroître ma vitesse et le prendre de court. Mon poing finit rapidement dans sa mâchoire, le propulsant au sol un peu plus loin. Mon adversaire, déboussolé, gisait encore sur le béton, lorsque je mis la main sur mon épée précédemment volée.

~Plus qu'un coup !~

Mon sourire s'élargissait à mesure que ma lame se rapprochait du visage de Gingbao. Mais de quelques mouvements agiles, il s'extirpa de sa désavantageuse posture pour battre en retraite, m'arrachant un sourire sadique au passage. De manière assez contradictoire, vis-à-vis de la haine que je porte à son égard, j'étais content qu'il se soit dépatouiller. Ça aurait été trop bref ! On aurait même pas pus appeler ça un combat... Puis je voulais le voir souffrir, perdre espoir et succomber à la peur. Pour goûter à la victoire il faut combattre ! Je n'en avais pas fini avec lui... Qu'il se prépare car ma victoire sera totale.

Parallèlement à tous ces événements qui c'étaient déroulés avec une rapidité presque illusoire, notre pirate préféré, l'homme à la chevelure couleur barbapapa, n'avait en fait pas bouger. Auprès de Toffee depuis qu'elle s'était écrouler, Rakan, exerçait une pression sur la jeune femme, utilisant ses mains pour empêcher le sang de s'écouler par flots continue.

~Merde ! Merde ! Merde !

Voilà tout ce qui me passait par la tête alors que les voix s'élevèrent. Alors qu'un combat s'entamait à côté de moi, j'étais uniquement concentré sur ma compagne, relevant les yeux que pour vérifier que les deux combattants ne se ramènent pas par là. Toffee était déjà assez blessée pour que l'on vienne en rajouter une couche en devenant les cibles aléatoires des balles perdu de Gingbao ou que sais-je d'autre. D'ailleurs je n'étais pas médecin moi... Et comme je n'en avais pas eu l'utilité depuis que j'avais quitté "La Poderosa", je n'avais pas cherché à recruter un médecin. D'ailleurs c'est pas comme si j'avais cherché à recruter un équipage, mais vu que Toffee semble dorénavant vouloir me suivre partout, ça fait de nous un duo, et donc un équipage ? Bref... Je n'avais pas de médecin et c'est ce qui me préoccupais. Mon regard quitta la blessure de la jeune femme, et tandis que celle-ci, m'entaillait le bras de ses ongles à force de serrer mon bras qui servait de garrot, moi je cherchais du regard les soldats de la Marine éparpillés un peu partout dans la rue. Mon regard cherchait principalement des trousses de soins, des gants ou autres détails qui aurait pus me permettre de reconnaître dans le groupe de soldats, la présence d'un médecin. Mais rien. Manifestement ils avaient dû laisser les médecins en support sur leur navire. Je pestais, une fois de plus, maintenant n'en moins une pression régulière sur la blessure de Toffee qui gémissait doucement, les dents serrer pour étouffer ses cris de douleurs, très certainement.

Honnêtement, je ne savais pas du tout quoi faire... C'est dépourvu de solution que je vis apparaître à côté de moins, le contre-amiral. Une voix s'éleva alors, mais pas celle de Gingbao, celle de l'autre fou. Relevant mon visage dans sa direction, je lui j'étais un regard noir alors qu'il fanfaronnait en se moquant du Marine, avançant lentement, comme pour le provoquer. Le fixer m'en avait fait oublier la présence du surnommé Silver Fang à mes côtés, que pourtant je regardais avec méfiance il y a encore quelques secondes ! Ce qui me rappela sa présence, m'extirpant de ma fixation passagère fut le cri aigüe que poussa la jeune femme lorsque la balle fut extraite.

J'allais l'insulter, lui bondir à la gorge même mais il me pris de court, commençant par des excuses pour enchaîner sur des conseils de soins. Au vu de ses dernières phrases, j'en étais venu à me dire que je l'avais bien trop vite mal jugé. Mais je n'avais pas à avoir des remords, lui aussi avait pointé son doigt accusateur vers moi, même s´il semblerait que finalement le contre-amiral Baodong soit moins maussade et aigri qu'il veuille le laisser paraître. Suivant son conseil, je couvrais la plaie de Toffee avec mon sable, et alors que je m'apprêtais à la porter pour la disposer sur une structure de sable volante qui me permettrait de l'éloigner d'ici, elle s'agrippa à mon épaule, utilisant ses forces pour se relever d'elle-même et prononcer avec un sourire teinté de douleur :

-Non si tu vas combattre je veux être à tes côtés pour t'épauler . Je peux marcher ! Et tu connais mon arme, je peux le toucher sans bouger ! Héhé !


Se reposant à moitié sur mon épaule elle se voulait rassurante. Je la fixais un instant le remarquant pas l'ascension de Gingbao. Tout à coup mon arme commença à se mouvoir, me faisant légèrement léviter avant que mon carquois ne cède et que ma lance soit emporter vers les cieux me coupant une mèche de cheveux en me frôlant dangereusement la nuque. Suivant du regard mon arme, je vis alors l'épicentre de cette attraction métallique et l'instant d'après je vis une pluie d'acier s'abattre sur la dernière position du fou. Un énorme nuage de poussière s'éleva. Et des bruits provenant de toutes les directions retentissait. Par précaution, et aussi un peu parce que Gingbao avait mis un peu trop d'entrain en d'ampleur à son attaque. Même enfermé avec Toffee dans un cocon de sable, je sentais le sol trembler, et les constructions s'écrouler autour de moi.



Lorsque le calme revint je déplaçais mon sable pour nous extraire du cocon, et me retrouver face à un champ de ruine. Des cratères dans le sol, des bâtiments et maison en partiellement ou pour certaine totalement détruite. Des planches de bois, des blocs de pierres et des dalles était éparpillés éparse la place, dévastée. Posé sur un tas de gravats, avec Toffee, je levais alors les yeux au ciel pour capter le regard du contre-amiral mais un râle ampli d'âge se fit entendre puis un appel à l'aide qui raisonna avant même ceux lancer par les soldats encore vivant mais partiellement ensevelit par les gravas.

-Je ... Ma maison...ma maison...mes souvenirs... Ma maison... Je vous en supplie... Comment... Dieu... Pourquoi ? Pourquoi ?



Cherchant l'origine de ses étranges sanglots je tombais alors sur un vieil homme partiellement enseveli sous ce qui semblait être un morceau de toiture. Me voyant il a reprit sa plainte :

-Aidez-moi... Je vous en supplie... Je ne sens plus mes jambes... Ma maison...

Laissant mon sable s'infiltrer sous la structure je me tournais vers Gingbao lui faisant des signes pour qu'il vienne ici porter secours au vieux, après tout c'était lui le représentant de la Marine pas moi. Tandis que le contre-amiral venait très certainement me rejoindre, je soulevais le morceau de toiture, dégageant progressivement le vieux. Puis balançant mon fardeau dans un coin je me disais avec étonnement que Baal avait disparu. Était-il mort trancher et enseveli sous les bâtiments ? Il y avait de grande chance, aucun humain ne pouvait résister à ça !



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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Jeu 27 Avr - 3:37

Le souffle de la Mort

ft. Rakan Khorus



Merde. Je me suis encore laissé emporter par ma colère et ma haine. Encore une fois j'ai trop accentué le champ magnétique. Et encore une fois, lorsque que l'impact a eu lieu, tout s'est retrouvé brisé en miettes. Un énorme nuage de sable s'est élevé depuis la zone d'impact, faisant disparaître de ma vue mon ennemi. L'onde de choc s'est rapidement étendue, venant frapper les bâtiments alentours, qui sont venus s'écrouler, s'empilant comme de vulgaires châteaux de cartes, autour de l'épicentre de l'attaque. Merde. Ces maisons devaient bien appartenir à des personnes. Des personnes honnêtes, innocentes. J'espérais seulement n'avoir tué personne dans ma folie destructrice, celle là même qui avait amené ce désastre. Au moins, j'étais certain d'avoir éliminer le fanfaron, qui avait dû finir tranché de milles parts puis enseveli sous les gravats. Je ne donnais pas cher de sa peau.

C'est la voix d'un vieillard qui s'est élevée en première dans le silence qui accompagnait le passage de la mort. Un homme usé par la vie, brisé par ses expériences, qui vivait maintenant un désastre de plus. Je venais, en un instant, de détruire sa maison, tout ce qui représentait sa mémoire, sa famille, sa vie en somme. Ouais. Je venais juste de détruire sa vie, aveuglé par la rage de vaincre, par la haine d'autrui et par ma volonté de punir le criminel. J'avais omis tout l'environnement autour, comme si plus rien ni personne n'avait d'importance à part ma cible. La preuve en était que si. Certaines choses étaient importantes. Comme cette maison et son propriétaire, si ancien qu'il avait sûrement construit cette bâtisse de ses mains. Son visage dépité, attristé en disait long sur les sentiments qui tourmentaient son cœur à cet instant précis.

- Je...

Les mots ne voulaient pas sortir. Ils étaient d'ailleurs sûrement complètement futiles. Aucune excuse ne pourrait jamais remplacer les souvenirs de toute une vie. Mes mains commençaient à trembler, rappelant même à mon cœur à quel point j'avais trahi ma propre humanité par simple crise d'égo, voulant montrer qui était le plus fort. Personne ne méritait de voir sa vie enlevée par un inconnu, comme si celle-ci n'avait pas existé. Cela faisait partie des moments que je haïssais le plus dans mon métier. On ne peut pas tout contrôler et ce sont souvent les civils qui en payent les frais. Beaucoup trop souvent d'ailleurs. Surtout avec moi et mon foutu pouvoir démoniaque. À ce moment alors que je venais de tout détruire sans réfléchir, dans un élan de rage, je revoyais le jeune Ginseng, celui-là même qui venait de découvrir ses pouvoirs. Celui qui était traité de monstre partout où il allait, parce qu'il était trop dangereux. Peut être que ces gens avaient raison finalement. Peut-être suis-je trop dangereux pour ce monde. Et s'ils avaient raison, si seulement j'étais vraiment ce monstre dont il parlait tant, alors peut-être que je ne méritais pas de viv...

- Ne bougez pas ! Je vais vous sortir de là.

J'avais moi-même interrompu le cours suicidaire de mes pensées, empêchant mon esprit d'imploser suite aux nombreux conflits qui s'y déroulaient actuellement. D'un pas leste mais assuré, je me suis approché de lui, juste à côté de Rakan qui, étrangement, ne représentait plus aucun intérêt à mes yeux. Sa façon de se comporter était bien loin de tout ce qu'on avait pu me décrire de lui. Au contraire. Pour l'instant, c'était plutôt moi, le soit-disant serviteur de la justice, qui amenait le sang et la désolation. Mon regard a croisé rapidement celui du pirate au cheveux roses, bien plus parlant qu'une centaine de mots. Il était mêlé de remerciements, d'étonnement, de reproches, d'attentes et de satisfaction. Un cocktail incroyable qui a eu pour effet de me redonner la confiance qui tentait de s'échapper de mon corps et de mes esprits. Jamais je n'aurais pu croire que je laisserais mes pensées être influencées par un pirate.

D'un geste désinvolte mais sûr de la main, j'ai dégagé les quelques débris métalliques qui couvraient la zone, avant de finir le chantier en enlevant les grosses poutres qui bloquaient les jambes de l'homme. Il était à moitié couvert de sang, qui attestait de la violence du choc, qu'il avait ressenti comme s'il s'était trouvé en dessous de la nuée de lames. Dans un mouvement lent, l'ancien posa un genou au sol, soufflant comme un condamné à mort. Soudainement, un sourire très discret, léger, juste assez visible pour que je le remarque, illumina le visage de l'aîné. Un sourire accompagné d'un regard intense, brûlant d'une lumière froide, qui traversa mon corps comme milles couteaux. Un regard que je connaissais, que j'avais déjà croiser peu de temps avant...

SPLASH.

Le son du sang s'écrasant violemment au sol. Mon sang. Ce sang qui n'a coulé qu'en de très rares occasions. Ce sang à l'odeur si forte, appelant la mort à toute voix.

SLASH.

Le son du sabre. Celui qui vient de traverser mes chairs. Celui qui vient de m'ouvrir violemment, de la cuisse à la joue. Ce sabre que le dénommé Baal tient en main.

SBLAF.

Le son d'un corps qui touche durement le sol. Le mien. Abattu par la fourberie incompréhensible d'un démon. Démoli par sa propre puissance, par le fer.

- AAAAAARGGGGHHHH !

Un son guttural, empreinté de souffrance et de spontanéité. Un son qui vient de s'échapper de ma gorge, contre ma volonté. Un son qui, à lui seul, résume la situation complète. Comme la lune dans l'obscurité, c'est ce son, ce cri, cette douleur, qui éclaire soudainement la scène, mettant en lumière l'un des personnages. Celui qui se tient debout, celui qui rigole de moi, de ce petit rire narquois et désagréable que je lui connais. Il a réussi son coup. Sans que je ne sache comment, mais il a réussi son coup. Et ce rire, si naturel, si cruel, si machiavélique, n'a d'humain que la définition. Il me glace le sang, résonnant dans ma tête autant que les battements de mon cœur. Battements que je ressens dans tout mon corps, comme une centaine d'aiguilles s'enfonçant dans mes chairs à chaque secondes. On a toujours l'impression que le souffle de la mort vous caresse le corps à ce moment là, comme si elle n'attendait qu'un instant, qu'un coup de plus pour vous saisir.

- Je suis déçu... Je voulais affronter un homme puissant aujourd'hui. Mais je n'affronte qu'un faible qui préfère penser aux autres que de se concentrer sur son réel objectif.

Prononçant ces terribles mots, d'une voix à la fois douce, méprisable et aggressive, le fameux Baal levait son sabre au dessus de sa tête. Il était semblable à Damoclès et son épée n'attendait qu'un instant propice pour me frapper. Un sourire fâché avait pris place sur les lèvres du démon, comme si la situation avait cessé de l'amuser désormais. Je n'étais plus qu'un jouet de plus dans son projet de destruction et de mort. D'un instant à l'autre, la mort, qui se faisait si proche, allait m'embrasser et m'emmener avec elle sur des terres inconnues qui, au vu de ma vie, ne seraient pas peuplées de nymphes nues et d'anges chantants.

- Tu n'as plus aucune issue, si ce n'est l'issue de la m...

Tout en continuant sa phrase, il a commencé à abattre sur moi cette épée qui m'avait tant blessé et qui me hanterait toujours. Je n'avais plus vraiment la force de quoi que ce soit, mais il me restait une chose, qui m'avait toujours gardé en vie jusqu'à présent. Mon pouvoir ne m'avait pas abandonné et tant que je pouvais bouger mes doigts, aucun de mes ennemis n'était en sécurité. J'ai ouvert les doigts, appelant de toutes mes forces, usant du champ magnétique le plus puissant que je pouvais déployer, afin d'attirer un des sabres, qui était resté au sol non loin. Comme toujours, j'ai pu voir la lame se lever et foncer en ligne droite la pointe en avant, en direction de ma main. La seule différence avec la situation habituelle, c'est qu'aujourd'hui il y avait une jambe entre ma main et le sabre. Et c'était justement ce qui était intéressant.

- Hmmmm !

Le cri du criminel fut discret, étouffé, me faisant étrangement penser à un cri de plaisir. La lame avait traversé sa jambe d'avant en arrière, bien plantée en travers de sa cuisse, le forçant à faire plusieurs pas de recul. De douleur, il en avait lâché sa propre arme, la laissant tomber sur le côté, épargnant ma vie et ma tête par la même occasion. Son visage avait encore pris une autre expression, qui exprimait à la fois la douleur et une joie retrouvée. Cette joie malsaine du combat, que de très nombreuses personnes sur les mers ont développé. Comme si le combat était quelque chose d'exaltant ou de jouissif. Ce n'était rien de plus que le dernier recours pour régler une situation problématique. En aucun cas il ne s'agissait d'un jeu ou d'une récréation. Mais c'était ce que lui semblait ressentir. Recouvrant son bras de Haki, il cassa les deux extrémités du sabre, afin de ne pas perdre de sang et de ne pas être gêné.

Et c'est de sa démarche claudiquante, penchant sur la droite, là où se trouvait sa jambe blessée, qu'il s'approcha de nouveau de moi, heureux comme un enfant qui viens de recevoir un cadeau surprise. Le chasseur avait retrouvé sa proie mourante et celle-ci était décidée à ne pas finir ici. J'étais décidé à ne pas finir ici. J'avais encore de grandes choses à accomplir et je n'allais sûrement pas laisser une sorte d'épouvantail humain psychopathe mettre fin à mon existence. D'un claquement de doigt, une nouvelle arme fut attirée dans ma main, avant que je ne la repousse de l'autre main, tout en y restant fermement accroché. En un éclair je venais de m'éloigner de la zone direct de conflit, là où se trouvaient Rakan et Baal, la petite amie de Rakan étant à mi-chemin entre nos deux groupes. Le plus étrange, c'est que le démoniaque tortionnaire ne semblait plus du tout s'intéresser au pirate, obnubilé par l'affrontement que je lui offrais. Rakan, quand à lui, ne semblait pas bouger non plus. Cela ne m'étonnait guère d'un pirate, un traître de la Marine. Bien entendu que me voir crever ne le dérangerait pas le moins du monde, il pourrait même se réjouir de voir disparaître une menace.

- Espèce de taré ! A quel point est-ce que t'es - *cough* -  dérangé pour sourire après avoir reçu un - *cough* - sabre dans la cuisse ?

Je toussais comme un vieillard en fin de vie. D'ailleurs en parlant de vieux, je n'avais toujours pas compris le tour de magie. J'étais persuadé que l'aîné avait disparu au moment où j'avais été tranché, mais avait-il été tranché avec moi ? Dans ce cas où était son cadavre ? Et puis il y avait ce sourire qui me hantait toujours. Ce sourire de l'ancêtre, si semblable à celui de Baal. Se pourrait-il alors qu'il s'agisse d'une seul et même personne ? Je n'avais jamais entendu parler d'un fruit capable de faire changer l'apparence, mais cela était-il une possibilité ? Je n'en avais aucune idée, bien que mes esprits se fassent de plus en plus clair, surpassant peu à peu la douleur alors que la plaie, avec le vent, les mouvements et l'air sec du coin, s'était arrêté de saigner. Voilà qui risquait de me laisser une belle cicatrice en travers du corps. Comme si j'étais pas suffisamment repoussé par les femmes comme ça. Enfoiré de monstre. Fini de jouer, il était temps de mettre fin à ce sketch.

Avec beaucoup de douleur, aidé par des morceaux de fer contrôlés par mon pouvoir, je pus me relever assez rapidement, m'appuyant sur un tuyau en fer, comme un vieillard appuie tout le poids de son âge sur sa canne. Je tendis alors les deux bras sur les côtés de mon corps. Tout autour de Rakan et de Baal, les débris en fer, les tuyauteries, les portes renforcées, les morceaux de béton armé se mirent à léviter, Encerclant rapidement les deux hommes, aussi bien sur les côtés qu'en hauteur. La réaction du pirate aux cheveux rose m'était inconnue, tant mon regard ne s'était pas posé sur lui. De toute façon son pouvoir l'immunisait contre ce qui allait se produire. Mon ennemi, lui, avait eu une réaction bizarre. Il avait conservé son éternel sourire, l'agrandissant même, presque fasciné par ce qui se passait autour de lui. Lorsqu'il fut complètement entouré par cette masse d'acier, qui pesait lourd sur mes bras, faisant trembler mes mains et mes avant-bras avec une frénésie anormale, je ne pus qu'entendre avec surprise et effroi, son rire maudit s'élever dans les airs.

Pouvoir du Magnétisme : In.

D'un seul coup, j'ai rassemblé mes deux bras, les gardant tendus devant moi. D'un seul corps, le formidable cocon de métal se resserra, tentant avec hardeur d'écraser le cruel personnage. Le bruit qui attestait du contact avec un corps humain fut monstrueux, si bien que mes doutes ont été dissipés dans l'instant. Je venais sans aucun doute de le briser en une bonne dizaine de morceaux. Le sourire de satisfaction qui commençait à s'installer sur mon visage a disparu presque immédiatement. Le dôme de fer, comme une drôle de statue, venait d'être secoué. Comment cela était-il possible ? Comment pouvait-il y avoir quelque chose de vivant là dedans ? Une nouvelle fois, le rassemblement incongru d'éléments métalliques fut secoué. C'est alors qu'un bruit énorme se fit entendre et ce que j'ai vu à ce moment était aussi surréaliste et surprenant qu'effrayant. Un bras, complètement noir, du sang coulant du poing, venait de traverser l'épaisse couche d'acier que j'avais constitué autour de celui que je désirais éliminer. Et ce poing, avait l'apparence de celui d'un enfant... Était-il possible que...

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Sam 29 Avr - 20:59


« Dionée le carnivore ! »



Le profil gauche collé contre la paroi de bois vétuste de la taverne, je ronchonnais. Qu'est-ce que je faisais là, dans ce vieux bar pourri à boire de l'alcool bon marché ? Je voulais simplement faire plaisir à mes hommes. Eh bien oui, je suis généreux dans le fond... Le chaos à besoin d'agents, et ils ne sont que plus efficace lorsque bercés d'illusions, ils touchent le bonheur. L'alcool... Bien que je préfère les nectars fruités à ce breuvage immonde qui coule à flot dans les bars, je dois bien avouer il m'a plusieurs fois sauvé la mise en montant à la tête de ses hommes qui font maintenant parti de mon équipage. Aujourd'hui, j'avais organisé un événement à Mock Town, un concours de cuisine pour être précis, mais j'avais étonnement peur de ne croiser que trois alcooliques et une vielle mégère un peu bigleuse ayant mal lu l'affiche. Pfff ! Ça me déprimait d'avance ! Comme si je n'avais pas déjà assez d'ivrogne ou de débile dans mon équipage ! Jetant un regard en biais au reste de la salle, je soufflais exaspéré en voyant des hommes allongés sur les tables ou roulant à même le sol.


Soudainement, je ressentis une vibration phénoménale parcourir le bois du bâtiment et se propager à mon corps collé contre le mur. Je m'écartais alors du mur surpris, regardant les planches de bois, puis le reste de la salle. Personne ne semblait avoir remarqué quoi que se soit, c'est-à-dire qu'entre l'ambiance sonore qui régnait ici et le taux d'alcoolémie moyen des personnes dans la pièce, c'est comme si tout le bar était en fait dans une dimension parallèle. Sa propre dimension de débauche !

Mais moi, je ne pouvais en rester là... J'avais ressenti la secousse parcourant mon tout mon corps... C'était un fait ! Et j'avais même eu l'impression d'entendre un grand fracas. Je ne suis pas, à l'habitude, très curieux, mais il se passait clairement quelque chose dehors intrigué je me positionnais comme précédemment, collant mon oreille contre la paroi.

Une autre secousse se propagea, plus faible , puis plusieurs autres. C'était trop de mystère il fallait que j'aille jeter un œil dehors. Collé au mur, j'usais alors de mon pouvoir démoniaque pour assimiler mon corps au bois et le traverser. Ressortant de l'autre côté de la paroi, tel un bourgeon perçant la tige d'un plante pour apparaître à l'air libre, je ne pus que constater le chaos ambiant dans la rue. De ma position je pouvais voir un énorme nuage de poussière et des débris de bâtiments disposé éparse la rue. Le chaos était total. Des cris, des râles, et la place qui continuait de trembler alors que l'épais nuage de fumée se dissipait petit à petit. J'étais partagé entre l'extase et la colère. Admiratif devant un tel carnage, mais très déçu que je n'en fusse l'instigateur. À coup sûr cet événement m'éclipserait totalement des yeux de la Marine ! Quelle plaie. Mais le pire restait à venir... Oh que oui !

SPLASH.

SLASH.

SBLAF.

Le voile de poussière, s'évapora, me dévoilant alors les champs de bataille. Un vrai champ de ruine sur lequel se tenait quatre silhouettes... Ah non plus que trois ! Ne me dites pas que c'est le combat de ses quatre gus qui à dévasté la place au sein de laquelle je devais organiser mon concours ? Mon concours... Pourquoi je pensais encore à ça ? À l'évidence personne ne viendrait vu le merdier qui régnait à Mock Town en cet instant. Pfff !

Tant pis... Je suppose que je vais devoir continuer à cuisiner moi-même... Après tout, on est jamais mieux servi que par soit même ! Pfff ! J'aurais aimé me la couler douce... Heureusement qu'aucun de mes alcoolique d'hommes ne se doute que je sais cuisiner !

Chuchota-t-il pour lui-même, son corps toujours rattacher au bois de la taverne. Mes yeux s'écarquillèrent d'eux-mêmes lorsque je constatais la vitesse juste phénoménale de l'un des combattants, qui se rua tel l'éclair sur l'homme gisant au sol. Lui, il était indéniablement puissant ! Et il semblait hargneux et impitoyable... Il faut au moins ça pour oser frapper un homme à terre.

Sans honneur, rapide, puissant... C'était un véritable agent du chaos ! C'est ce genre d'homme qu'il me faut dans mon équipage ! Un véritable monstre !

Plus qu'intéresser par ce spectacle destructeur et sanglant. Rêveur rien qu'à l'idée de pouvoir recruter ce démon, je sautais au sol pour m'approcher de la scène. Ayant quitté mon perchoir, je perdis de vue cette lutte acharnée durant quelques instants, les gravas obstruant mon champ visuel. Lorsque je fus enfin au sommet de l'amoncellement de ruine, au plus proche de la bataille, je pus voir que le démon que je convoitais était en mauvaise posture, une lame plantée au travers de la cuisse. Mais je le sous-estimais clairement... Oh que oui ! Sans que je le voie venir, ses poings se noircirent de Haki et le bougre cassa de ses propres mains les deux côtés de la lame le perforant. Ainsi, sans enlever l'arme blanche de son corps, évitant ainsi toute perte de sang effusive, il retrouvait une mobilité quasi correcte car il n'était dorénavant plus entraver par la longueur de l'arme déchirant sa cuisse. Un génie, et un sadique, masochiste, ayant une adoration malsaine pour le combat... Voilà le type d'homme qu'il était ! Voilà l'arme que je cherchais depuis tout ce temps ! Le second qu'il me fallait !

Réellement. Sans vous mentir, hein... J'étais vraiment en adoration devant ce type. Plus ce prodige du combat agissait, plus je me projetais mentalement à devenir... Le roi des pirates ! Dans mon esprit, déjà victorieux et euphorique, je levais les bras en signe de domination, affichant un large sourire, les pommettes rougies par tant d'émotions, je laissais même échapper un petit rire.

-Hahahahaha ! Mouahahahahaha !

Un gravat placé à côté de moi dégringola soudainement me sortant de mon délire. Je plaquais alors soudainement mes mains devant ma bouche, tout en me baissant rapidement. Eh oui, je me cachais. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment. En fait si... J'avais peur... Peur d'être remarquer et de finir écraser par la lutte opposant "mon héro" à ses opposants. Et puis j'avais envie d'en voir plus. Qui étais les autres, pourquoi l'affrontement avait-il lieu ? Etais-je assez puissant pour intervenir sans trop morphler ? Trop de questions étaient en suspens pour que je me révèle. Heureusement tous semblaient concentré. Baal défiait Gingbao du regard et tous les autres, inversement, fixait avec insistance Baal.

Soudainement la terre se mît une fois de plus à trembler. Des pièces métalliques se mirent en mouvement. Obnubilé par la danse des gravas, des sabres et autres objets métalliques, je ne pris pas garde à la barre de métal, qui vint me percuter à l'arrière du crâne. Le coup fut si violent que je parvins à l'entendre résonnèrent ans ma tête et ceux pendant une minute ou deux. Assomé dès l'impact, mes jambes me lâchèrent, me laissant dégringoler en avant.



Craccccc !



Un deuxième choc violent celui de mon corps sur le sol. Une simple plainte vaseuse, avant de laisser mon regard basculer légèrement dans le vague :



-Aieeeooouuuach !



Heureusement que me peau, visqueuse à cause de mon fruit, avait amorti mon choc, et que la vorace excroissance qui entourait mon corps faisant de moi un homme-plante carnivore, avait bien encaissé les dégâts. Restant dans le flou quelques secondes, j'essayais de saisir ma position et mon environnement à mesure que ma raison me revenait. Levant les yeux je vis alors, un peu à droite de la position un énorme dôme de métal. Me massant le crâne tout en observant cette structure, je m'asseyais. Une fois positionner en tailleur un énorme bruit retenti, et le congloméra fut comme prit de secousse avant que je ne remarque sur la structure des fissures dans le métal. Des fissures qui grandissait et ... ?




À vrai dire je n'avais pas remarqué le sable qui s'écoulait du dôme, non, sa présence me sauta aux yeux lorsque du petit tas de sable devant moi naquit un homme, qui se dressa en plein milieu de mon champs de vision.



-Heiiin ?



Ou un simple cri suraigüe... À vraie dire c'était difficilement discernable et je l'assume toute cette histoire était réellement incongru. Me pensant démasquer, et pris pour cible, me trouvant dorénavant au milieu de ce bordel sans nom, je hurlais, la larme à l'œil, implorant pour ma vie :



-Je suis pas venu ici pour souffrir ! Heiiin !



Mais à mon grand étonnement je ne finis pas étouffé sous le sable, écrasé par le gargantuesque poing ensablé de l'homme aux cheveux rose. Non ! Au contraire ce type me sauva peut-être de l'effondrement du dôme, en projetant son poignet vers le conglomérat métallique. Le poing ensablé fusa, et au dernier moment j'entraperçus les doigts de sable se déployer et se poser sur le dôme. A la suite d'un effort semblerait-il surhumain du manipulateur de sable, le dôme fut projeté sur ...



-LA TAAAAAVERNEEEEEE !



Hurlais-je, en voyant la "prison" de métal, annihiler l'entièreté du bâtiment avant de terminer sa course avec grand fracas dans l'océan. C'est, encore choquer par la destruction totale de la taverne, amenant irrémédiablement à la perte quasi certaine de tout mon équipage, que j'entendis le fracas de l'impact entre l'océan et le dôme de métal. Je faillis bien tourner de l'œil lorsque je vis une vague énorme surplomber les quelques bâtiments encore debout.



-MON BATEAAAAAAUUUUUU !




Mon regard se fit plus froid, plus sévère. Il n'était actuellement plus question de discrétion ou de finesse... Mon bateau ! C'était certain il avait détruit mon bateau. À genoux, les larmes aux yeux je hurlais, bégayant :

-Mon bateau ! Mon précieux bateau... Qu'est-ce que t'as fait sale con !!!

Dans mon îre, me laissant porter par mon inquiétude, je laissais libre cours à mon pouvoir juste avant que la vague ne nous frappe. Ainsi, tel un pistil, prenant son envol, mon corps se sépara en deux, et laissant un clone sur place, je transformais mon bras en une feuille qui s'allongea avant attraper le bâtiment le plus haut. Laissant la cinétique et la force de tension faire son œuvre je fus tracté jusqu'au sommet. Néanmoins la vague manqua de peu de m'emporter avec elle, comme le petit groupe rester en contrebas. D'un bon, plus un réflexe qu'autre chose, je passais au-dessus de la vague, et m'accrochant à un bâtiment ayant survécu miraculeusement à tout ce bordel, je fusais à travers cieux jusqu'à atteindre mon objectif : le quai maritime. Sur place tout était retourné. Pas un seul navire était en état, et le pantin en bois ainsi que les bâtiments aléatoire n'étais plus que ruine... Des planches de bois, et des gravas éparpillé autant dans la mer que sur terre. Et, flottant telle une île sur l'océan, le dôme de fer était là, posé à plusieurs mètres aux milieux des flots. Oubliant un peu, la perte de mon équipage et de mon navire, je fixais l'iceberg de métal qui commençais à couler doucement. Quelque chose attirait mon attention, mais quoi ?

Sortant ma longue-vue, je me mis à observer la surface de ce qui venait de retourner tout le port. Un gamin de tout au plus 12 ans, la peau complètement noir, et le corps couvert de sang, sautait avec un acharnement et une rage incommensurable sur la plateforme de métal. À chaque saut le dôme semblait couler un peu plus. Qui était cet étrange gamin ? Laissant tomber ma longue-vue, sur le toit du bâtiment sur lequel j'étais perché, je fixais ce port dévasté et la structure qui en était la cause. Tombant à genoux sous l'effet de l'exaspération je soufflais :

- Je suis donc condamnés à rester ici ? Mourir ici ? Mon beau bateau...

Tournant ma tête vers l'arrière, j'ajoutais, hurlant avec une rage affichée :

-Enfoiré ! Je vais te crevé !



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Gingbao
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Dim 7 Mai - 10:56



Encore un monstre
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Bordel de merde. Et moi qui pensais être un destructeur de première.


La Rose des Sables venait enfin d'agir et son action n'avait pas été des moindres. En une attaque, il venait de détruire et la taverne et le port. En une attaque, il avait détruit 5 bateaux qui mouillaient dans le port. En une attaque il avait plongé Baal dans un désarroi plus grand que moi. En une attaque, il venait de créer un tsunami, qui fonçait droit sur la place principale, ou ce qu'il en restait, de Mock Town. Est-ce que j'ai précisé que c'était en une seule attaque ? Il venait littéralement de briser la terre et de soulever l'océan, par sa seule puissance de frappe. C'était réellement le type qui avait ouvert de grands yeux en me voyant faire écrouler les bâtiments ? Le même qui restait comme tétanisé depuis le début du combat ? Celui là même qui, encore deux minutes auparavant, n'osait même pas parler, comme s'il avait peur de l'affrontement ? Voilà qu'il avait décidé de frapper et de combiner sa force à mes techniques, afin de balancer l'immense amas de métal sur le lieu de boisson, tuant certainement par la même occasion une bonne quarantaine de pirates qui s'y régalaient. Des pirates. Autant dire que je m'en branle royalement. J'étais plus inquiété par l'énorme vague qui nous fonçait dessus.

En un instant, j'utilisai mon pouvoir afin de m'élever dans les airs, surpassant d'un bon mètre la zone d'action. Mais un problème s'offrit à mes yeux, immédiatement. Rakan était proche de la taverne qu'il venait de détruire et sa petite amie, innocente civile qui m'avait juste attaqué par amour pour son homme, se trouvait à l'autre bout de la place, blessée et incapable de bouger. Etant une utilisatrice de fruit, elle n'avait aucune chance face à la vague. Mon sang ne fit alors qu'un tour et je m'élançais vers le bas, usant du champ magnétique le plus puissant donc je pouvais faire preuve afin d'accélérer. Mes doigts se refermèrent brusquement sur le bras fin de la demoiselle, dont le regard exprimait le désarroi, la peur et l'étonnement.  Inversant brusquement le champ, je me repoussais vers le haut. Un poil trop tard. En tirant la jeune femme vers le haut, ma blessure toute récente explosa à nouveau, projetant une trainée de sang dans le ciel. J'eu un petit spasme de douleur, me faisant perdre une précieuse demi-seconde. La lame aqueuse me frappa en pleine poitrine, m'expulsant à plusieurs mètres en arrière, alors que je percutai violemment le toit d'un grand bâtiment, traînant toujours à bout de bras la demoiselle.

Je venais à peine de me retourner pour m'assurer de son état de santé lorsqu'elle toussa du sang sur le toit sali où l'on avait atterri. Merde. Soit c'était un simple hématome interne, soit elle s'était pété une côte et celle ci touchait un organe qu'elle ne devrait pas. Le problème étant que je n'étais ni médecin, ni secouriste et que le seul personnel médical disponible sur cette île venait probablement de périr dans une taverne ou sur un bateau de guerre de la Marine. Il allait falloir changer de stratégie et agir enfin comme un Contre-Amiral, comme un vrai représentant de la Justice. La situation était unique, il fallait que je réagisse en conséquence. J'avais un psychopathe non-primé mais qui le mériterait très amplement, un pirate à 95 millions et également un nouveau venu. Et celui-là, je connaissais moins sa tête que son pouvoir, mais je le connaissais. Dionée le Carnivore, primé à 70 millions, rien que ça. Un homme au pouvoir terrifiant, celui de la plante carnivore. La situation étant maintenant parfaitement analysée, il fallait réagir.



♥ ♠ ♣ ♦


- RAAAAAAKAAAAAAAN !


♥ ♠ ♣ ♦



Ma voix rauque, basse, puissante, venait de résonner sur la grande place, alors que je cherchais avec ardeur le fautif des yeux, sans grand succès. En espérant qu'il aurait l'instinct de se diriger vers le son que je venais de produire. De l'autre côté en tout cas, impossible de le rater. Dionée était en train de gueuler comme un veau pour qu'on lui rende son bateau. Tsssss. Il y en a vraiment qui devrait apprendre à la fermer avant de perdre toute crédibilité. Avec un brin d'inquiétude, quittant du regard un instant le pirate, je passai ma main le long de ma blessure. L'eau de mer avait au moins eu l'avantage de stopper le saignement et de cautériser légèrement la plaie. J'avais significativement moins mal qu'auparavant, ce qui était bon signe pour la suite des évènements. Un sourire violent et profondément rageur s'afficha sur mon visage, avant que je ne disparaisse de la vision humaine. Je venais de prendre un élan énorme, me propulsant dans les airs à une hauteur très impressionnante, porté légèrement par mon fruit. Mon but était d'arriver à hauteur du carnivore, dans son dos. Ceci fut chose aisée, tant il semblait dans l'urgence de trouver Rakan. Il ne faisait attention à rien. Arrivé suffisamment proche, suffisamment vite, j'armai ma jambe en arrière, avant de la détendre d'un coup, frappant le visage du pirate gueulard.


♥ ♠ ♣ ♦

- MAIS FERME TA GUEULE !

♥ ♠ ♣ ♦



Sa face se déforma instantanément sous la violence du coup, alors que ses yeux tentèrent en vain de me regarder un instant. Sa tête, propulsée à la manière d'un vulgaire ballon de football, emmena tout le corps dans sa folle course. Il fut dégagé à plusieurs dizaines de mètres du pignon sur lequel il se trouvait, traversant deux colonnes de cheminée avant de s'écraser contre le rebord d'un toit, sa colonne vertébrale prononçant un étrange ''CRANK " de douleur. Après cela, il s'écroula comme une masse, avant de perforer le toit et de tomber au milieu des ruines de la ville, où il semblait étrangement bien installé. Tant mieux, je comptais bien à ce qu'il y reste, je n'avais pas que ça à foutre que de m'occuper de ce troufion insignifiant. Soudainement une contraction m'attrapa les tripes, comme si l'on tentait de les brûler de l'intérieur. Sans que je ne puisse le contrôler, je me mis à vomir dans l'eau, par dessus le bâtiment, pendant 1 bonne minute. C'était très inquiètant. Je vomissais de douleur, l'anémie devait se faire de plus en plus forte. Ce devait être la même chose pour la jeune femme. Il allait falloir continuer à réagir, à devenir encore plus intense et dominant qu'avant.

Mon regard curieux et instigateur se posa alors sur l'océan et plus particulièrement sur la structure de métal qui finissait d'y couler. Baal était dessus et il y avait fort à parier qu'il ne se laisserait pas avaler par les flots comme cela. Il allait donc falloir que j'intervienne, une nouvelle fois. Mais cette fois serait la dernière, du moins je l'espérais. Je levai ma main devant moi, en direction de celui qui avait désormais pris l'apparence d'un enfant. Je savais sans aucun doute qu'il s'agissait de lui, car je sentais le métal encore enfoncé dans sa jambe. Il m'appelait. Et c'est lui qui m'intéressait. D'un coup, j'ai dressé ma main au dessus de ma tête, provoquant le même mouvement brusque dans la jambe du démon. Surpris et affaibli, son corps d'enfant n'avait plus beaucoup de résistance, ce qui me permettait de le soulever dans les airs comme si de rien n'était. D'un mouvement des doigts, je le ramenais dans ma direction, lui donnant l'impulsion dans la direction que je désirais.


♥ ♠ ♣ ♦

- Busoshoku Haki !

♥ ♠ ♣ ♦




Mon bras droit se recouvrit alors instantanément d'une couleur aussi noire que la nuit, mêlée d'un rouge sang qui provenait de ma blessure. Je fis alors un bond, poussé par un champ magnétique, qui me fit atteindre le sommet où se trouvait l'enfant, qui semblait s'être évanoui, sûrement de douleur. Tout était fini, tout allait se terminer ici. Mon poing s'abattit avec fracas en direction de son crâne, dans le but bien clair de le tuer et de débarasser le monde de cette engeance.


♥ ♠ ♣ ♦

- Dire que t'as osé me traiter de con...

♥ ♠ ♣ ♦



La voix d'outre-tombe du démon, toujours aussi terriblement juvénile et pétrifiante, venait de s'élever dans les airs. Ses yeux rougeâtres, injectés de sang et de rage s'ouvrirent d'un coup, me prenant aux tripes en un instant. Il venait d'instaurer cette atmosphère glauque dont il semblait être le maître. Je sentis alors une douleur intense me saisir dans le poing droit, qui ne venait pas de se cogner à la face de mon ennemi, comme prévu. C'était un petit poing noir de jais, d'un noir encore plus pur que le mien, qui venait de rentrer en contact avec mes phalanges. Un rictus de douleur tordit mon visage, alors qu'une onde de choc formidable émergeait de ce choc de Haki. Après ce qui me sembla une éternité mais qui avait du se passer en quelques secondes, je sentis mon coude reculer et une vive douleur me saisir du coté droit du poing. Son poing à lui avait légèrement détourné de sa trajectoire, à cause de la petite taille de Baal. Et ce fut la fin, comme prévu. Mais pas dans le sens prévu. Ma main fut presque séparée en deux par la violence du coup. La jonction entre mon index et mon majeur céda, sous mon regard horrifié, projetant une gerbe de sang au visage de l'enfant, qui riait de voir ce résultat. Mon majeur, mon annulaire et mon auriculaire venait de quitter ma main, littéralement arrachés par la puissance du Haki de ce monstre. Une vague de douleur s'empara de moi, tordant tout mon corps d'une vive douleur.

En un instant, je me sentis traverser les airs, puis entrer en contact avec un toit, un plancher, avant de finir par toucher le sol, crachant du sang au moment du choc, presque brisé en deux par la violence de l'impact. J'avais très rarement senti une souffrance pareille et cette sensation de faiblesse. Il me manquait une partie de moi-même que l'on m'avait arraché. Ma main gauche se referma immédiatement sur ce qu'il restait de ma main droite, avant de la recouvrir d'un morceau de ma tenue, qui avait été arraché dans ma chute. Mais il y avait quelque chose d'étrange. Bien que ma vue était en train de s'embuer, à cause de la perte de sang, je ne voyais pas Baal rappliquer, venir me chasser afin de m'achever. Qu'est ce qu'il pouvait bien faire ?  Où est-ce qu'il pouvait bien se trouver ce satané gosse. Je n'avais plus la force de rire, il allait me falloir du repos. Et c'est à ce moment précis, où ma volonté fut mise à l'épreuve, que mon code d'honneur s'est rappelé à ma mémoire. Ne jamais abandonner. Il allait falloir que je continue de me battre, à ma façon. Enfin, il fallait d'abord que je m'accorde un petit répit...

© Gingbao


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Mar 9 Mai - 15:59


« Ton heure à sonner !»



~Grosse journée... Grosse journée de merde !


Autour de moi, tout se mouvait à une allure folle. Les chocs, les attaques, les luttes, les assauts, les débris, tout fusait si rapidement que j'avais l'impression d'être un simple insecte impuissant. J'étais là, immobile, le regard figé, alors que la lutte entre Baal et Le contre-amiral faisait rage. En vérité je n'étais pas prêt... Pas prêt à me replonger dans un monde si cru et si violent après les quelques jours calmes et apaisants que j'avais passé en mers en compagnie de Toffee. Les bâtiments s'effondraient, et la lutte reprenait. Le sang giclait, tâchant le sol déjà crasseux de la place. Pourquoi ce combat c'était-il engagé ? Pourquoi j'étais là à traîner au milieu d'un champs de bataille ? Pourquoi tous ceux que j'appréciais un tant soit peu se retrouvaient toujours immaculé de leur propre sang ?

~Ce... Ce monde ne me plait pas !

Il y a quelques temps encore, on aurait pus me traiter de mégalomane... Encore aujourd'hui d'ailleurs, ce n'est pas tant pour le reste du monde ou Toffee que je veux améliorer notre société... Non, c'est uniquement pour moi ! Je suis égoïste et je n'aime pas ce monde brutal, alors je le changerais... C'est aussi simple que ça. Rien d'autre n'entrait réellement dans l'équation. Je voulais simplement sauver l'enfant que j'étais, en finir avec ce monde de perdition.

Malgré les apparences, j'étais très loin d'être calme. Mon sang bouillonnait, ma rage montait. J'en avais marre d'être un enfant perdu dans ce vaste monde, marre de subir la vie, marre de supporter la brutalité et la stupidité des autres Hommes peuplant notre monde. Depuis un bail j'étais figé, à regarder les scènes fuser à toute allure autour de moi. Je devais changer, je devais grandir, je devais agir.

Comme l'expression de ma colère le sol se mît à trembler. Le dôme de métal était pris de secousses et propageait son mouvement sur le sol. L'énergie déployée par cette onde était impressionnante, comme la menace qui pesait sur nous, s'apprêtant à se dévoiler sous sa vraie forme. Néanmoins, mon ire était irascible, incontrôlable. Je ne pouvais laisser cette lutte continuer. Il fallait en finir et vite ! Sans réfléchir, occultant toutes choses autour de moi, et repoussant à plus tard les conséquences de mon acte, j'accumulais le moindre grain de sable de mon environnement et celui que je générais autour de mon poing, pour former un bras colossale constitué de sable.

Sans plus attendre j'abatis le "poing d'Anubis" en direction de la structure. Cependant mon but n'était pas de détruire le dôme et écraser Baal sous les débris par la force de mon poing. Non ! Cette alternative était bien trop destructrice, elle causerait bien trop de dommage collatéraux, n'est-ce pas ? Inarretable, mon point fusa, pour finalement se déployer et se poser sur le dôme, avant de resserrer son emprise dessus. D'ailleurs, cette idée, utiliser le "poing d'Anubis" pour prendre et lancer la structure de métal au loin était bien meilleur et évidente sur papier que dans la pratique, d'une part car l'effort requit pour l'effectuer était tout bonnement phénoménale, et d'autre part parce que...

-Eh merde !


Je me retrouvais actuellement face au ras-de-marée de mes conséquence. Et ce n'est pas qu'une tournure pompeuse pour dire que je devais maintenant faire face aux conséquences de mon action, pas seulement ! Je me trouvais vraiment face à une gargantuesque vague qui s'élevait par delà même les toits des bâtiments les plus proches du port.

Je restais bouche bée. Moi qui pensais avoir fait le choix le moins destructeur, me retrouvait quand même dans une situation dangereusement destructrice. Pour vous dire je n'avais même pas remarqué la destruction de la taverne tant la rapide monté des eaux m'obnubilais. Je jetais un regard désemparé vers l'arrière, juste le temps de voir Gingbao, le clone de Dionée et Toffee, fixer le ciel dissimulé par l'immense vague nous surplombant. Je me retournais alors pour refaire face à la vague et me préparer pour trouver un moyen de la contrer mais les eaux étaient déjà quasiment sur moi, me léchant presque le visage et le bout des pieds.

Mes yeux s'écarquillèrent, alors que je tombais en arrière en essayant de me reculer. Prenant exemple sur la formation métallique formé précédemment par le contre-amiral, je créais à mon tour un dôme de sable autour de moi pour me protéger. Mauvaise idée !
Enfin... Oui et non. Disons que c'était mon ultime rempart et que l'eau est ma plus grande faiblesse, donc bon... L'ultime rempart, humidifié, trempé, se désagrégea tel une feuille face aux flammes. Les flots m'emportèrent donc dans leurs mouvements. La pression en son sein était telle que je me retrouvais rapidement plaqué au sol, enseveli sous la puissance de la vague. Démuni, affaibli, impuissant... Comme d'habitude ! Une fois de plus je subissais la vie ! Tout était toujours comme cette vague : insurmontable, inéluctable et insaisissable !

La vague s'était écrasé au sol avec une telle violence que tout ce qui avait était précédemment pris dans les flots se retrouvait maintenant clouer au sol par une pression inégalable. Puis l'écoulement reprit rapidement son chemin. Je fus de nouveau balloté. L'eau me guidait vers la tour d'un bâtiment, qui avait déjà fait les frais de la vague. Les fenêtres et autres ouvertures étaient brisés, les murs, trempés semblaient bancale. C'est dans ce bâtiment que les flots me projetèrent. Mon dos émis un craquement sonore lors de son impact avec le mur interne de la tour. Mais c'était loin d'être finit. La tour délabré par les flots s'effondra rapidement m'entraînant dans sa chute. Je suis presque certain d'avoir percuté tous les coins de la pièce, mur et plafond compris mais au moins les flots ont cessés de me balloter selon leurs volontés, m'abandonnant là au milieu des débris de ce bâtiment et de Mock Town plus mal en point que jamais !




Un cri résonna. Un nom, mon nom ! Mais j'étais encore trop déboussolé pour prendre cet appel au sérieux. Disposé au milieu des gravats, telle une poupée de chiffons désarticulée, j'étais hagard, déboussolé. Mon regard était vide, ma respiration saccadée et ma peau parsemée de contusions pourpres. De ma bouche s'écoulait constamment un mélange d'eau saline et de sang. La poussière retombait autour de moi. Mais j'étais trop faible pour bouger, trop faible pour éternuer. Les flots marins m'avais terrassé autant physiquement que moralement. J'étais juste là, immobile, désorienté lorsque que la voix du contre-amiral Baodong s'éleva.

Dans mon esprit c'était le néant... Le vide ! Je n'arrivais à penser à rien...absolument rien ! Tandis que Gingbao avait décidé d'agir en tant que représentant de la justice, en tant que guerrier, moi j'étais figé, là, immobilisé, une fois de plus... Impuissant, inutile.

~Un insecte ! Tu n'es qu'un insecte impuissant que je peux écraser à tout moment !~

C'était encore et toujours la vieille rengaine d'Alucard qui me revenait en premier lors des situations de crise. Toujours la haine, le dédain... Après tout on ne peut pas changer du jour au lendemain juste parce qu'on a décidé de changer. J'étais toujours trop égoïste, et seul la colère et la haine parvenais à me relever. J'aurais préféré penser en premier lieu à Toffee et son incommensurable amour, mais que voulez-vous le cerveau retient mieux les souvenirs traumatiques, ceux qui réveillent de puissantes émotions. C'est surement pour m'insuffler une haute dose d'adrénaline que le pirate a refait surface dans mes souvenirs, non ?


Un frisson parcouru mon échine, je me redressais alors brusquement, alors que dans mon dos le sable commençait déjà à s'accumuler. En quelques secondes les quartes excroissances formant "les ailes pourpre de la libellule sanglante" firent leur apparition, et d'un bon je m'envolais pour quitter mon enclave à l'abri de l'eau. Il fallait en finir rapidement avec cette histoire ! Tourner la page de cette escale à Mock Town. Une chose était sûr, JAMAIS plus je ne remettrais les pieds à Jaya ! C'était décidé ! Prenant de plus en plus de hauteur, constatant les dégâts impressionnant qu'avait subi la ville je finis par m'avouer à moi-même, qu'en fait peut être plus personne n'y remettrait les pieds, pas seulement moi... Enfin pas avant un petit moment, quoi !

Mon regard, aussi sévère et inquisiteur que celui d'un archange, balaya la zone. Des débris de toutes parts, mais personne à part ce gamin boitant sur un toit. Oui, c'était lui ! Ce gamin était le fautif ! L'origine de toute cette histoire... Le point zéro de toute cette histoire n'était qu'un gamin. Lorsque je l'ai vu mon regard se stoppa net. L'état de Toffee ? Je n'y avais même pas songé. Elle, tout comme Gingbao et Dionée m'étais totalement sorti de la tête. J'étais uniquement guidé par ma colère, aveuglé par ma haine envers ces êtres malsains qui prenaient plaisir aux combats, qui aimaient torturer et tuer. Je haïssais tous ceux qui prenaient le monde pour leur terrain de jeu. Ils n'étaient rien de plus que des gamins capricieux imposant leur volonté. Si dans la cour de récréation la seule loi qui prédominait était la loi du plus fort, soit ! Je serais le plus fort et j'imposerais ma vision, même si cette méthode ne me plaisait guère !

Ainsi donc ce fut à mon tour de me lancer dans cette guerre infantile ! Me propulsant en direction de Baal grâce à l'impulsion de mes ailes, je prenais de la vitesse tandis que j'armais mon poing droit en arrière préparant une attaque dévastatrice pour écraser le gamin. Une nouvelle fois, le sable s'agglutina sur mon poing, mais la technique fut différente. Profitant de ma cinétique, je lançais mon poing en direction de Baal. Tandis que mon poing de sable s'étirait vers lui à une vitesse folle, une forme se sculpta dans le sable : celle d'un dragon oriental.

-Goutte à mon poing du dragon ! Ô Ryu !

La créature mythique nouvellement créée abattit alors toute sa fureur sur le gamin et le bâtiment déjà bien endommagé sur lequel il se trouvait. Un grand fracas retentit. Les débris fusaient de toutes parts comme le sable d'ailleurs. Baal avait surement était broyé par le dragon. Vous le voyez venir ? Oui, il était bien trop présomptueux d'affirmer la mort de ce démon juvénile. Alors que la poussière s'élevait devant moi, ma création de sable se désagrégea, mais cela n'était un rien ma volonté. Sortant de la fumé, le corps parsemé de grain de sable, l'enfant se présenta d'un bond, devant moi. Ses bras était noir, si noir, et son regard si ardent de haine. Je savais ce que ça signifiait. C'était finis pour moi ... J'avais perdu !

La paume ouverte le gamin s'apprêtait à me foutre une assommante claque. Néanmoins, affaiblit, il n'atteignis pas ma joue, ma mâchoire était sauvé, mais au lieu de cela trois de ses doigts heurtèrent la zone partant de mon arcade sourcilière à celle placé en bas de mon orbite oculaire .


Un son ignoble résonna dans ma tête. Le son de mes os fissurant face à la pression des doigts du gamin. Une douleur lacérante prit mon globe oculaire. Un autre craquement, l'os venait de rompre, l'orbite était brisé, mon œil sans attache autre que mon nerf. La douleur s'intensifia alors que par réflexe je plaçais ma main gauche sur mon œil pour qu'il ne quitte pas sa place. Un cris ignoble résonna, mon cris... La douleur me fit perdre l'équilibre et tout désordonné que j'étais, pris de panique je cherchais de ma main droite quelque chose auquel m'accrocher. Cette chose fut son bras. Vous pourriez penser que pour se débarrasser de mon emprise il n'avait qu'à me trancher le bras mais l'emportant dans ma chute je l'avais désorienté. Au bout de quelques secondes sentant toujours mon corps chuter, je compris que je ne m'étais pas rattacher à un bâtiment. Ouvrant mon œil valide je pus rapidement voir, de mon regard embrumé, que j'avais la main sur le bras, découvert du gamin qui tombait pour le coup tout aussi apeuré que moi. C'était le moment. Je devais l'utiliser !


-Momificación !

Dans un dernier élan de courage, surpassant ma douleur grâce à l'adrénaline, je serrais un peu plus mon joug sur le bras de Baal. Tout son bras fut alors momifié. Je venais d'en absorber l'eau, réduisant ses forces. Maintenant tout son corps allait subir la même chose et...

Le fixant avec de grand yeux je sentis mon corps se détacher du sien. Du sang éclaboussa mon visage et tout le reste de mon corps, puis cherchant à fuir Baal pris appui sur mon corps pour bondir sur un bâtiment encore debout tout en précipitant ma chute. Je n'en revenais pas et pourtant j'en avais la preuve en main. Le gamin venait de se délester de son bras pour éviter que la déshydratation ne gagne tout son corps ?

L'impact de mon corps avec le sol fut si violent qu'il stoppa net le cours de mes pensée. J'avais mal de partout. La main toujours placée sur mon œil gauche je fixais le ciel, prêt à être achevé. Sans trop y réfléchir je recouvris ma plaie béante avec mon sable pour bloquer mon œil, stabilisé mes os, et stopper l'effusion de sang de ma chair déchirée. C'est, lorsque je remarquais mon geste, que je me rappelais de Toffee. J'avais recouvert sa plaie exactement de la même manière. Les battements de mon cœur s'accélèrent. Je ne pouvais pas abandonner, pas sans m'assurer d'avoir réalisé ma promesse. Je ne pouvais pas comme les autres fois, laisser le destin me faire passer pour un menteur. Je ne voulais pas ! J'avais changé... Je voulais changer... Dans ne se faisait pas ! Pourquoi ? Je... Je devais me relever !



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Gingbao
"Silver Storm" | Contre-Amiral de la Marine
Lun 15 Mai - 16:13



Revanche douloureuse
ft. Un borgne, un cinglé et un carnivore






Malgré toutes mes années passées dans la Marine, c'était une des rares fois où je ressentais une douleur aussi intense. Je pouvais sentir chaque pulsation de mon cœur traverser ma main et la percuter comme une vague d'électricité. Chaque inspiration me faisait tousser de nouvelles gouttes de sang, que je n'avais même pas la force d'esquiver à leur retombée, tapissant peu à peu mon visage d'une couleur rouge, tel un maquillage barbare. Je ne sentais plus vraiment, mes jambes, ou à peine, m'inquiétant au plus haut point. Les yeux fermés, je tentais, en vain, d'activer mon pouvoir. Rien ne venait à moi tellement j'étais faible. Soudain, alors que je tendais la main vers le mur à ma gauche, espérant je-ne-sais-quoi, celui explosa. Mon visage s'illumina, pensant que j'avais réussi à arracher l'acier du mur en béton armé, ce qui aurait prouvé une forte amélioration de mon état. Mais...

♥ ♠ ♣ ♦
- ENFOIRÉÉÉÉÉ !
♥ ♠ ♣ ♦

Et merde. C'était un homme qui venait de briser le mur, et pas n'importe lequel. Dionée venait de pénétrer dans la petite pièce, qui était une cuisine au demeurant, dans un épais écran de poussière. Hurlant à pleins poumons, il m'avait visiblement repéré et il m'n voulait. Ce que je pouvais facilement comprendre, étant donné la façon avec laquelle je l'avais projeté comme un malpropre à travers ce toit. En même temps, c'était effectivement un malpropre. En un bond, le puant et ignoble homme-plante fut juste à côté de moi, me surplombant de son horrible tête métamorphosée. En effet, et surement dans le but de survivre, il avait transformé son dos en un bulbe protecteur et tout son corps avait pris une couleur verte très légère et d'une matière très souple. Un sourire atrocement heureux s'affichait sur ses lèvres, attestant de sa folie certaine.

Sa main venait de se lever au dessus de son crâne, transformée en une espèce de bouche végétale dégueulasse et gluante. Il voulait me dévorer ? Il allait profiter de ma faiblesse du moment pour assouvir sa faim et pour accomplir sa vengeance. Mais de cette façon ? Il était hors de question que je meure dévoré par un pirate de bas-étage, sur le sol d'une baraque moisie, sur une île sale et sans importance. Hors de question. Une lueur de vie s'alluma alors à nouveau dans mes yeux, les illuminant d'une inquiétante lumière argentée. Je braquais mes yeux dans ceux de mon bourreau, qui sembla s'arrêter un instant, comme figé par la peur. Je vis ses genoux trembloter légèrement, avant de retrouver le calme. La main qu'il dressait au dessus de lui était en train de s'abattre sur mon visage, alors que le rire du criminel résonnait bien haut.

♥ ♠ ♣ ♦
- SHIAHAHAHAHAAAAAAAA... ?!
♥ ♠ ♣ ♦

Le rire s'était interrompu d'un coup, ponctué d'un DONG sonore. Une gerbe de sang explosa vers le plafond, perforé par ma chute, avant de retomber sur mon visage. Une nouvelle fois j'étais couvert du sang d'un autre. Et cela avait tendance à m'énerver de plus en plus. Dionée venait de s'écrouler au sol, assomé par une casserole qu'il avait reçu en plein visage. J'avais l'impression de me retrouver dans la même situation que le jour où j'avais découvert mes pouvoirs, tout étonné d'avoir réussi à déplacer un objet. Parce que c'était moi qui venait de balancer la casserole, échappée du vaisselier à ma droite, dont la vitre était maintenant complètement brisée. Mes pouvoirs venaient de revenir, surement boostés par ce sursaut d'adrénaline pré-mortem. Tout comme la sensation de mes jambes. Un grand sourire de soulagement venait de s'inscrire sur mon visage. Ma colonne vertébrale allait bien, du moins je n'étais pas paralysé pour le restant de mes jours. Ce qui pourrait se révéler utile pour mon avenir dans la Marine.

Roulant sur le côté afin de m'éloigner de mon ennemi, j'aperçus la seule chose qui me fis vraiment plaisir dans cette maison de malheur. Une porte. Une porte en fer. Excatement ce dont j'avais besoin. Usant une nouvelle fois de mon pouvoir, la porte se décrocha du mur, avant de se coucher au sol. De toutes les forces qu'il me restait, j'ai alors pu m'allonger sur la dite porte, comme un mourant le fait sur un brancard. Du coin de l'oeil, alors que je tentais de faire s'élever la porte, l'homme-végétal se relevait doucement, légèrement sonné par le choc que sa tête avait subi. Il me fixa alors du regard, empli de haine. En un claquement de doigt, je lui révélais ma vraie puissance, dirigeant mon embarcation de fortune droit sur sa poitrine, l'enfonçant à travers le mur, avant de le projeter vers l'extérieur. Il alla percuter un autre mur juste en face, atterissant dans un immeuble à moitié détruit et qui fumait encore. Espérons cette fois que le Carnivore était mort.

C'est là que je l'ai vu. Une ombre camoufalit légèrement les rayons du soleil qui cherchaient à s'écraser sur le sol devant moi. Je tournai mon regard dans cette direction, avant de reconnaître ce visage qui m'avait tant fait souffrir. Baal. Il avait regagné sa forme adulte, respirant à grandes bouffées, un bras en moins. Un bras en moins ? Comment ça un bras en moins ? Rakan ? Ça ne pouvait être que lui, personne d'autre ne pouvait faire cela à un homme de cette envergure. Cela expliquait pourquoi l'enfant maudit n'était pas venu finir le travail avec moi. Un rictus de douleur traversa mon visage, comme si sa simple vue ravivait mes blessures. Ma main s'était remise à palpiter et le sang se remettait à couler. J'enlevai le morceau de tissu qui la recouvrait mais n'absorbait plus rien, afin de ne plus avoir à le tenir et, ainsi, de pouvoir libérer mes deux mains. D'un geste de l'index, un sabre se dirigea tout droit dans ma main gauche, juste avant que mon support aérien ne me permette de m'envoler, tout droit dans la direction du cruel homme. Il m'avait vu arriver, ce qui ne me gênait en rien. Il fallait en finir, et je savais parfaitement comment. J'avais enfin compris sa façon de fonctionner.

♥ ♠ ♣ ♦
- Si tu crois en un quelconque dieu, c'est le moment !
♥ ♠ ♣ ♦


Mon pouvoir força la porte à basculer violemment vers l'avant, me propulsant tout droit vers le toit où se trouvait le démon. Un air amusé l'illuminait, de plus en plus que j'approchais. Me voyant armer mon poing droit de haki, il recouvrit aussi le sien, persuadé d'être plus fort. Mais il avait tort. Mes pieds se posèrent un court instant sur le sol, avant que je n'amorce ma frappe en direction de son visage. Son poing gauche, celui qu'il lui restait, arrivait également pour contrer. Mais je n'allais pas commettre cette faute deux fois. J'avais discrètement raccourci la trajectoire de ma frappe et mon poing, ou ce qu'il en restait, frappa le vide. Par la vitesse du coup, une gerbe de sang s'échappa de ma blessure, s'écrasant dans les yeux du tueur. Un court instant d'inattention, où il porta son unique main à son visage. Ma main gauche se mit alors en action, en même temps que mes mots.

♥ ♠ ♣ ♦
- Fallait pas jouer dans la cour des grands avec ta tétine dans la bouche...
♥ ♠ ♣ ♦


La lame du sabre recouverte de haki traversa le bras, puis le cou du monstre. Le sang fut projeté, dans la même direction que la tête, affectée d'une expression de peur jouissive, de feu Baal le Démon. Son corps s'écroula en arrière, dénué de toute vie, sa tête finissant sa course dans l'eau flottant au beau milieu de la place sens dessus-dessous. Mon corps m'abandonna également, libéré de cette dose d'adrénaline finale. Je me sentis toucher le toit avec douceur, dans une chute enfin contrôlée. J'avais réussi. J'avais débarassé le monde d'une engeance destructrice, folle et meurtrière. J'avais réussi...

© Gingbao



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Mer 17 Mai - 12:51


« L'ultime récompense ! »




~Enfin ! Mes prières allaient être exaucées ! Ma dernière heure allait enfin sonner. Papa... Maman ... J'espère que vous ne m'en voudrez pas... Je voulais seulement de la reconnaissance... Qu'on se souvienne de moi... Pardon ! Je voulais juste qu'on me voit... Juste un peu d'attention !

La mâchoire serrée par la douleur, je me laissais tomber lourdement contre une cheminé. Mon dos percuta violemment les briques de la construction et pourtant j'en fus plus soulagé qu'autre chose. La fraîcheur de la pierre, atténuait, en effet la chaleur corporelle que je dégageais, amoindrissant même, au passage l'intense douleur me tiraillant l'épaule droite. Mes forces me quittaient peu à peu, à mesure que mon sang s'écoulait de la plaie béante. J'haletais, respirant par saccade. Mon regard se posa alors sur ma blessure. Je serrais un peu plus les dents, pris entre deux sentiments contradictoires. Un grand fracas dans un bâtiment non loin, me fit sursauter, me sortant de ma torpeur. Mon regard se durci alors. La lutte n'était pas finis ! Je n'étais manifestement pas encore mort et mes deux ennemis non plus.

Déterminé, je pris une longue inspiration, faisant diffuser l'air de ma bouche à mon diaphragme, puis vint l'expiration. Reprenant le contrôle de mon souffle, je repris en même temps la main sur mon mental et ma détermination. Plus calme, je tournais, une fois de plus, mon regard sur le trou béant disposé au niveau de mon épaule droite. Je couvrais alors ma main valide de cette armure ténébreuse si connue sur la route de tous les périls, et je posais ma main doucement sur mon épaule droite, avant d'exercer dessus une pression faramineuse. Des craquements horribles, et mes cris percèrent alors le silence instauré dans les environs. À la force de ma main j'avais délibérément dévié, et déformé les os de mon épaule. Mais je ne m'étais pas infligé une telle douleur pour rien. Quel intérêt sinon ? Par mon action, j'avais refermé la plaie, m'empêchant de perdre encore plus de sang et de force.



Mes os s'étaient courbés et rompus pour certains, mes tendons et mes muscles s'étaient atrophiés ou déchirés, et pour ce qui est de ma chair et ma peau, elles s'étaient refermé sur elle-même, formant un simple amas de chair sanguinolent, certes, mais scellé. Après beaucoup d'efforts et de souffrances, la plaie fut refermée et je pus poser un regard plus serein sur mon environnement.

Mon regard était vague, fuyant, et mes yeux injectés de sang reflétaient autant ma haine que ma douleur ou ma peine. Un fracas assourdissant s'éleva une fois de plus. Le mur d'un bâtiment complètement délabré venait de s'écouler, soulevant un impressionnant nuage de fumée. Comme une réaction en chaîne un autre son moins sonore s'éleva, puis la chute d'un autre pan de mur se fit entendre. Les yeux posés sur cet épais nuage de fumée je n'attendais qu'une chose : qu'il se dissipe que je puisse assouvir ma trop grande curiosité. Je fus servis ! Une silhouette se dessinait à travers la poussière. Mon intérêt n'en fut que plus accru, car il devait rester bien peu de survivants en bas. Seul les hommes que je m'étais promis de tuer étaient assez puissants pour avoir pus survivre jusqu'ici.

Un grand sourire malsain se dessina sur mon visage. Placé sur le bord du toit, j'attendais. Il fallait que je donne tout ! Ainsi, plus déterminé que jamais, prêt à me lancer dans la lutte une fois de plus, j'usais de mes pouvoirs pour prendre ma forme adulte. C'était naturel... Je n'étais ni un enfant, ni un adulte, j'étais juste un guerrier... Un homme seul, perdu, fou. J'étais de ceux qui gagneraient surement plus à mourir plutôt qu'à vivre, mais pourtant, même aujourd'hui, mutilé comme je l'étais, je ne pouvais partir sans lutter. J'étais peu être le mal ... Une représentation de la mort elle-même pour certain, mais je devais me battre ! Pas pour vivre, hein ! Mais plutôt pour mourir... Pour mourir au combat et prendre place aux côtés de mes parents.

La mort... Ma mort, je devais la mériter ! Après tout c'était la fin que je recherchais tant. Ma vie n'avait été qu'un calvaire, une torture quotidienne que je m'étais imposé. Oui, vivre était mon fardeau, la sentence que je m'étais infligé à moi-même ! De toute façon j'étais bien trop lâche et trop peureux pour oser le suicide. Alors j'avais décidé d'attendre ma mort ici, en provoquant les plus puissantes personnes posant le pied sur l'île, espérant à chaque combat trouver la mort. Mais c'était aujourd'hui que j'étais au plus prêt d'accomplir mon rêve macabre et libérateur.

Nos regards se croisèrent, s'enflammant à la vue l'un de l'autre. Il fallait en finir ! Le contre-amiral semblait pour le coup être sur la même longueur d'onde que moi, car il n'hésita pas une seule seconde avant de partir à l'assaut. Prenant de la vitesse avec son embarcation de fortune, il fut rapidement propulsé sur le toit sur lequel je me tenais. S'époumonant à me cracher son habituelle arrogance.

~Un dieu... Des prières... Comme si quelqu'un veillait sur moi ! Je ne crois qu'en une seule chose : mon repos éternel !

Cependant, à mesure que Gingbao se rapprochait de moi, fonçant de manière frontale sans plan apparent, je me disais que ma délivrance ne viendrais peut-être pas de lui. Sa main ensanglantée ne parviendra pas à faucher mon âme et ma vie. Elle s'écraserait une fois de plus, indéniablement, devant ma puissance ! Levant mon bras gauche pour contrer son poing avec le mien, je fus magnifiquement surpris par la tactique du contre-amiral.

Moi qui le pensais juste bourrin dépourvu de toutes once de réflexion, je m'étais fourvoyé ! Il avait décidé de tirer profit de ses blessures, pour me surprendre et me désorienter... Quel génie ! Une fraction de seconde. L'air crissait, mon bras vola puis ce fut le néant. J'aurais bien voulu le remercier pour ses efforts et son cadeau, mais il m'avait délesté de ma tête. Le visage figé entre la surprise, la peur et la joie, je m'étais envoler, abandonnant la vie pour un meilleur sort ! Enfin... Le néant !


Les ténèbres éternelles, les limbes, la solitude, le néant c'était les peurs les plus phobiques de l'enfant aux cheveux rose qui fut bannis d'Amazone Lily ! J'étais toujours ce gamin, et ces peurs était ancré en moi. Aujourd'hui j'avais fait un pas de plus vers ce néant. Allongé à même le sol dans un mélange d'eau et de sang, je réfléchissais aux conséquences de ma blessure, surtout à la pire de toute : la cécité ! Avec un œil en moins j'étais bien plus proche de ses ténèbres terrifiantes que vous ne pouvez le croire. De mon œil valide s'écoulaient des larmes. J'étais triste, terriblement triste et j'avais peur, comme l'enfant que j'étais toujours. Encore un peu et je serais perdu dans le néant !

Des hurlements retentirent alors, me sortant de mon horrifique torpeur. Des phrases que je ne parvenais pas à discerner, des bruits... Un affrontement faisait encore rage ? Baal avait vraiment une endurance et une persévérance divine, même mutilé, il ne s'arrêtait pas, alors que moi je m'apitoyais sur mon sort. Pathétique !

Avec beaucoup d'effort j'essuyais mes larmes et me relevais puis je fis apparaître des excroissances de sable dans mon dos, les utilisant comme des ailes pour prendre un envol bancal vers le toit du bâtiment sur lequel avait fuit le gamin. Ma vision, bien que brouillé était tout bonnement irréaliste. Deux corps ensanglantés jonchait le toit. Très peu confiant, je m'avançais vers eux. M'agenouillant au niveau de ma découverte, je tournais le premier corps, positionné inerte, face contre terre. C'était le contre-amiral, mais il avait perdu de sa virulence et de sa superbe... Ce dernier était en effet couvert d'hématomes et sa main droite ne ressemblait à rien de plus qu'une bouillie informe de chair, comme mon œil ou l'épaule détruite de l'autre corps jonchant à côté. Un corps sans tête et auquel il manquait aussi le bras droit. Je ne pouvais me tromper... C'était Baal, Gingbao l'avait donc vaincu ?

Je fus alors prit de haut le cœur. Vomissant sur le corps sans vie du gamin dans un corps d'adulte, je chutais à mon tour, venant parfaire le tableau ! Trois estropiés alignés devant un même juge : La mort elle-même ! Le premier était passé... À qui le tour ?



C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E


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