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Lonely on the Dark [feat Noah]

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Rakan Khorus
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Mer 15 Mar - 23:45


« Mirage ? »




Le néant absolu, puis sans transition, sortant de ma torpeur une vive lumière. Les rayons du soleil étaient si puissant, qu'à peine les avais-je fixé, moins d'une seconde, que déjà, me prenais l'impression que mes yeux brûlaient. Instinctivement je les refermais donc, protégeant ma rétine de ces U.V ravageurs. Les yeux clos se sont alors mes autres sens qui s'éveillèrent. Tout d'abord mon goût, qui cherchait à identifier cette saveur si particulière et ferrigineuse qu'est celle du sang, mon sang qui s'est déversé sur mes papilles, me rappelant alors mon combat et bien entendu mes blessures et mes affreuses douleurs. Mon corps me tiraillait un peu partout, à un tel point que l'on aurait pus penser que tous mes muscles étaient encore contractés, en plein effort physique surhumain, et pourtant j'étais simplement allongé sur un sol doux et chaleureux... Non... En fait brûlant. La poignet de sable sur laquelle je venais de mettre la main, eu le même effet qu'une braise ardente. Lâchant immédiatement ma prise je redressais douloureusement mon buste, prenant appui par petit acoups sur ce sol ardent composé uniquement par le sable.

Me retrouvant dans une position plus ou moins assise, j'entrepris alors d'ouvrir les yeux, pour être plus précis, je les entrouvris, les plissant à l'extrême pour réguler l'afflux phénoménal de lumière qu'il y avait en ce lieu. Mon regard se perdit alors dans un horizon sablonneux infini. Oui, j'étais semble-t-il en plein milieu d'un désert. Comment étais ce possible ? Surement le vent m'avait-il porté jusqu'ici, alors que je m'étais transformer en sable pour fuir les jardins, mal en point ? Je ne le savais pas. Je ne m'en rappelais plus. Je me souvenais juste, dans les grands lignes , que j'avais combattu un utilisateur de Haki, au corps à corps, d'où les nombreuses meurtrissures sur mon corps. Me grattant le cuir chevelu sur le sommet de mon crâne, j'étais perdu dans mes pensées. Puis m'étant habitué au débit lumineux du désert, je décidais de me lever un peu pour ne serais que faire un tour sur moi-même afin de savoir si j'étais réellement paumé au milieu du désert ou s'il y avait une porte de sortie pas très loin. Mais rien une étendue ensablée à perte de vue, et ce de tout côté. Mon esprit en vint alors à se poser une question fort intéressante :

~Moi, le logia du sable, maitre du désert pouvais-je mourir en ces lieux ?~

Malheureusement pour moi, la logique m'a donné plus d'argument pour une réponse positive qu'une réponse négative. Très vite, mes hypothèses se vérifièrent. Roi en ces terres ensablées, manipulateur du sable, rien n'était plus pathétique que me voir me perdre, avancer à l'aveuglette, déshydrater et affamé mon corps, par de vaine tentative et des déplacements complètement aléatoire. Le moins supportable des facteurs était la chaleur. De grosses gouttes perlaient sur mon front prenant leur origine à la racine de mes cheveux pour finir leur parcours dans le sable. Pour le coup la chaleur était un ennemi intouchable et qui de surcroît avait une emprise sur moi, quoi que je tente... C'est pour vous dire, je me suis même transformé en sable pour me déplacer plus rapidement, néanmoins la chaleur s'en trouva décuplé. J'ai donc fait une croix sur ce mode et sa rapidité pour me focaliser sur le mode de déplacement qui me ferait survivre le plus longtemps possible, et pour le coup, je n'avais rien d'autre que : la marche !


Alors oui, croyez le ou non, mais aujourd'hui, dans ce désert, je subissais le même supplice que tous ceux qui c'étaient aventuré dans ces contrées sans y être préparé. Quelle ironie ! Vous auriez vu mourir le grand sir Crocodile déshydraté au milieu d'un désert ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi ma fin devait être celle-là ?

~De toute façon, c'est tout moi, ça ! Mourir, humilié ! Ça résumait bien ma vie. Une continuité d'humiliations et de défaites... Sans discontinuer. Alors bon autant accepter cette mort !~

Démoralisé par la chaleur. Porté à bout par la faim et la soif, je me laissais tomber en arrière, moralement vaincu.

~J'abandonne ! C'est bon je laisse tomber... De toute manière je n'ai trouvé aucune lutte à défendre. J'aurais dû mourir là-bas, ça aurait été moins douloureux.~

Défaitiste, j'allais fermer les yeux pour attendre la mort sereinement, mais un son étrange me parvint. Alerté par ce bruit, je laissais mon regard se balader ici et là, tout en tendant l'oreille pour tenter de localiser la provenance du son. C'est alors que je la vis. Je l'avais d'abord prise pour une petite dune de plus, un simple tas de sable, mais ce que je venais de découvrir n'était rien d'autre qu'une petite fille recroquevillée sur elle-même, gémissant et pleurant. Mais que faisait-elle là ?



C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E


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Noah Gregorio
Dit "L'Alchimiste" | Général de l'armée du Nouvel Ordre | 102.000.000
Mar 18 Avr - 2:41











Lonely in the dark
Alabasta, l’une de ces patries désertiques où je m’égare, triste fantôme que je suis alors que ma mère et mon  frère rient, heureux d’être à-nouveau réunies après tant de souffrances. Les larmes coulent dans ce coin du pays qui ne pleure pas. Ici, même la peine finit par s’assécher et mourir. Pendant qu’en d’autre endroit tels que Drum, ces dernières gèlent et perdurent au-delà des tombes et cathédrales; dans le cœur des hommes.

Et tandis qu’il tarde, il y’a cet homme à l’épiderme brun qui marche.
Il tarde, oui, car il est accablé tant par la chaleur que par son chagrin. Il est comme un morceau de glace venu s’échouer sur la terre craquelée d’Alabasta, où à l’image de sentiments passés, il s’efface lentement. Le Soleil darde le sol qu’il fait chauffer comme le métal. Sol qu’il foule en y brûlant ses semelles, imbu d’une mission qu’ils croient divine ; et pourtant, il erre sans but, ce Voyageur.

Le “désert” est devant. Et là-bas repose sans aucun doute son but. L’illustre reine Vivi lui avait parlé d’un temple; fameux pour sa sérénité et pour la sagesse des rois qu’il octroie à quiconque en foulait l’entrée. Toutefois enterrée sous l’herbe sèche du désert d’Alabasta ou peut-être ensevelie à même les rocailles rouges de cet endroit qu’il maudissait. Ils auraient pu trouver une localisation pensait-il tout haut. C’était stupide. Imbécile, même. Dieu seul savait que Noah n’était nullement fait pour ce genre de mascarade et c’était d’ailleurs pourquoi il était le seul à l’avoir entendu s’insurger à voix basse lorsque sa future épouse le somma de se rendre là-bas. Toutefois, ils semblent ne pas savoir que la seule chose qu’il souhaitait réellement retrouvé était la présence de son seul ami restant, lui dont le sourire moqueur avait disparu depuis les événements suivants l’attaque du Palais…


« Je suppose que je n'ai pas l'embarras du choix... » s'exclama Noah. Une phrase prompte, au ton inflexible, envisagée sans la moindre once de frivolité. Calant donc son visage contre le creux de ses mains, voilà que notre jeune protagoniste s’évertuait à trouver ne serait-ce que la force de reprendre le périple. Force qui était en ce jour, venu frapper à sa porte. Mais cela, il s’efforçait de le redouter car il avait peur, peur que ses spectres ne reviennent le hanter dès lors qu’il se laissera séduire par la douce étreinte de l’inconscience. Cette simple pensée de retrouver ses démons fut néanmoins frémissante d’effroi, lorsqu'enfin son idéologie vengeresse vint reprendre le dessus.  Cependant, au lieu de rester là se plaindre et d’écouler ses regrets pour rien, il préféra accepter.

La brise matinale s’égarant dans ses cheveux aux nuances bistrés, ses pas foulaient le sable chaleureux, une seconde fois esclave de remords inutiles. Lentement, ses iris mordorées se perdirent au creux des chatoiements gorgeant le ciel au-dessus de lui, comme s’il espérait y dénicher une consolation solide… Un signe comme certains diraient. Mais rien… rien hormis cette lumière scindant les cieux jusqu’à un point inconnu. Encore vous, et toujours vous... Quand t’est-ce qu'enfin disparaitrez-vous ? – Mais à qui parles-tu, Noah ? Le sais-tu seulement ?... Une lueur safran vint subitement l’extirper de ces réflexions lugubres, c’est en se plissant les yeux que notre général de la révolution et futur Roi se rendit compte qu’en dépit du temps qui passait rien ne changeait :

La Haine et la Rancune s’étaient logées dans le trou béant laissé par les morts consécutives de ces êtres que notre jeune aristocrate avait eu le malheur de chérir le plus au monde. La Haine se dédiant à cette Dieu maudit qui l’avait a pillés tandis que la Rancune se tournait vers cet Apôtre anonyme qu’était la destinée, venue le dépouiller du futur qu’il s’était efforcé de forger. Et quand bien même il se sentait haï de la vie, il avait secrètement osé espérer que le destin prendrait soin de ses proches, mais il n’en fut rien : leur existence paisible fut chapardée au profit du chaos. Et, inévitablement, Il en était revenu au point de départ : la solitude, le pouvoir.

Désormais alors qu’il erre dans le désert, vogue autour de lui un soupçon de doute quant à cette présence qu’il sent tout le long, qui virevolte au rythme de ses pas tandis qu’en lui s’embrasse de jour en jour une flamme, symbole de notre son amitié brisée. Et bien qu’il ignore s'il fut digne d’un tel présent, celle-ci est toujours là, si proche d’un cœur qui céda un jour sa raison pour s’adonner au désespoir. Enfin, désormais, plus rien n’est certain. Même la croyance qu’il semblait exercer pour les dieux de son pays commence à se lézarder. “Si Izanami ne m’a pas tué car je ne crois pas en ce Dieu qu’elle représente, alors j’imagine qu’elle se donnera l’honneur de m’achever lorsque j’aurai même cessé de croire en Izanagi, moi qui suis pourtant son fils marchant parmi le reste des mortels.

A ces pensées, ses yeux se posent sur le Voile qui ondule dans le vent brûlant de l’Alabasta. Comme à son habitude, recouvert d’un blanc éclatant immaculé digne des plus grands sappeur congolais, Noah s’avance. Sans doute qu’au loin, il doit ressembler plus à un fantôme qu’une chevelure cendrée dévore vivant ― d’ailleurs il fallait dire que depuis quelques temps Il ne faisait maintenant plus grande différence entre ces êtres éthérés qu’il capturait et lui-même.

Ainsi aux prémices de cette immensité désertique, la chevelure cendrée du patriarche des Leoxses se soulevait au rythme de la respiration des bourrasques ardentes. Son visage était lacéré par l'aquilon incandescent. Cette atmosphère était aux antipodes du habituel embrun qui étreignait les terres du Royaume de Goa. Et malgré tout, ce dernier s’était entêté à emporter cet odieux uniforme qu’ils lui avaient donné lorsque  pénétra au sein même de leur nouvelle citadelle. Tout vêtu de blanc. Quelle ironie.

Il referma sa tunique sur sa chair immaculée, éludant la ferveur solaire. Il avait traversé les mers, pour arrivé au pays du Soleil levant pour déshabiller les mânes du passé et glaner les gemmes ancestrales enfouies dans le limon d’Alabasta. Feu le Roi Cobra, pionnier du clan Nefertari, avait été arraché à sa patrie suite à une violente maladie. L’empêchant même de transmettre le savoir héréditaire qui s'écoulait dans ses vaisseaux sanguins depuis des générations. Cependant, protégée des rouages du temps, et ramenée dans les profondeurs d'un temple éloigné dans les dunes bienfaitrices, ce secret avait été scellé dans une stèle nommé “Ponéglyphe”... Avec la trahison du GM qui fit éclore une révolte certains oublièrent ce secret qui demeurait au cœur des steppes. Pourtant avant d'être lié par la faucheuse, Cobra qui avait enfoui son héritage dans les méandres d'un temple et en informa sa fille qu'un jour, une héritière devrait braver les vagues tumultueuses, les sylves oppressantes et le désert igné pour recueillir ce vestige antédiluvien. Dans le cas présent, plus un héritier.

L'ascension s'était étendue sur une semaine et aux abords de cet horizon caustique, le chétif leader déplia ses bras pour étreindre le panorama. Ses jambes étaient engourdies par le fouet des zéphyrs, ses prunelles mordorés rosies par les grains volants... Quel plaisir avait trouvé les vieux Nefertari dans ces terres ? Le jeune général des forces armées révolutionnaire s'élança depuis la lande pour atterrir dans les poumons de l'erg. Une architecture s'élevait sous ses iris. Son itinéraire l'avait conduite à bon port. Les parois du sanctuaire étaient ornées d’or à l'image de la famille royale et s'étaient effritées avec les ères aréiques. Noah avança, foulant le sable afin de s'approcher du temple, semblant être implanté dans cette nation depuis la genèse des temps.

« Putain c'est trop loin... » pensa Noah

En plus que jusqu’à présent, je n’ai repéré aucun phénomène qui sortait de l’ordinaire ― hormis l’homme et son Kung-Fu Dudong, mais je doute très sincèrement que je cherche se soit caché dans l’un des deux.

Le ciel était indubitablement bleu tandis qu’il y moutonne quelques nuages blancs. Aucun rai de lumière ne vient le déchirer et aucun ouragan ne semble s’approcher. La terre est toujours aussi sèche et craquelée, le désert toujours aussi inhospitalier et nul dingo ne semblait l’avoir pris en grippe pour quelque divine raison. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre ami en vient à penser que Vivi et les autres se sont trompés ; pourtant il avait néanmoins conscience qu’il sera compliqué de le leur faire admettre.  

Ainsi alors que son corps erre, de même que son esprit. Il fait mine de chercher tandis que les pensées sont bien loin de sa mission, s’abreuvant de temps à autre grâce à la gourde dont il saisit d’une main distraite.

Il tarde, l’homme qui marche.

En vérité, ce n’est qu’après quelques minutes que Noah se rendit compte de la présence qui l’incombait. L’autre et lui-même. Il lui tardait donc enfin rencontrer ce mystérieux pisteur. Ses bottes claquent sur le sol aride alors qu’il s’arrête subitement et, avant de s’accroupir par terre.


Y’a plus confortable comme lit tu pense pas ?


— RAKAN —
— TURN 1 —

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Rakan Khorus
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Mer 3 Mai - 17:42


« Compassion !  »




Le visage angélique de cette petite fille était ternis par le sable et les larmes. La fixant avec une certaine appréhension, je restais muet face à une scène si équivoque. Avait-elle fait le même choix que moi ? Voulait-elle mourir ? Elle était pourtant si jeune pour abandonner maintenant ! Si elle se laissait emporter par la mort, maintenant, c'est comme si elle s'était rendu sans combattre. Mon abandon était pathétique ! Le sien était triste et touchant ! Obnubilé par cette enfant... Perdu, je n'avais même pas remarqué que le sable avait commencé à me recouvrir et que des larmes roulaient innocemment sur mes joues. Et alors que je me décidais à agir pour sauver cette petite fille, je remarquais que son regard était imbriqué dans le mien, me fixant avec un regard ampli de nostalgie et de tristesse. Son regard bien trop vide et triste me rappelait, en un sens, le mien.

C'est avec ce regard là que j'avais fixé mon reflet les jours... Les semaines qui suivirent mon bannissement d'Amazone Lily. De la mélancolie, de la colère, de l'appréhension et surtout beaucoup d'incompréhension. Je m'en rappelle comme si c'était hier, car ces sentiments ne m'ont jamais réellement quitté. Ce regard, ses sentiments, c'est ça qui a fait de moi le monstre que je suis aux yeux du monde. Dans le fond, j'étais toujours comme cette petite... Perdu, jouant simplement le rôle que le destin m'avait imposé : Celui d'un homme froid et sans scrupule... Celui d'un gamin planqué sous une carapace de remords et de questions.

~Si je ne peux plus me sauver... Il faut que je la libère, elle !~

C'est ce qu'une personne sensée et ampli de remords aurait dit ou penser. Mais moi je restais silencieux, l'esprit perturbé par ce regard que je fixais depuis tout à l'heure. Je le sais maintenant, ce jour-là, j'aurais préféré mourir ! Vivre, c'est endurer plein de maux. Mais le plus dur à supporter reste de savoir ceci : l'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité, seul la lumière le peut. La haine ne peut chasser la haine, seul l'amour le peut !

C'est un beau message d'espoir vous me direz. L'espoir... C'est cette notion le problème. Car il faut le savoir la réciproque est aussi valable. Plus tu es heureux, plus tes chances de souffrances grandissent. Plus ton amour est grand, plus ta haine sera présente. Notre monde est ainsi fait, et notre dieu est cruel... Il nous donne des choses pour observer notre réaction le jour où il aura décidé de les reprendre.

Alors oui, je n'avais pas envie d'ôter à cette fillette, son choix. Je ne voulais pas lui imposer mes gestes, j'étais bien trop compatissant pour ça, ou bien trop lâche et désintéressé penseront certain. Mais si j'avais abandonné l'idée de lui venir en aide je ne voulais pas qu'elle meurt seul, sans personne pour lui tenir la main ou l'accompagner par delà la mort, alors, rampant j'entrepris de me rapprocher d'elle. Elle n'avait pas bougé, se contentant simplement d'observer l'étendu de sable derrière moi, j'attrapais alors sa main gauche de ma main droite, mais son regard resta figé dans le vide, comme si, en fait, elle était déjà morte. Mais je ressentais la chaleur émanant de son corps, j'entendais son faible souffle, et la pression de ses émotions étaient si intense... Elle était tout sauf morte. C'est, allongé à même le sable, à coter d'elle, mon regard plongé dans le sien pour lui montrer mon soutien, et ma main droite serrant sa main gauche pour la rassurer de ma présence que j'étais prêt à mourir, l'accompagnant dans l'au-delà.

Une voix retenti alors, émergeant tel un mirage au sein du silence de mort qui régnait jusqu'ici. Ce n'était pourtant pas l'appel de l'éther, ni même la voix de cette enfant. Ses lèvres étaient restés closes, et son regard figé dans le vague alors que les larmes continuait de s'écouler de ses orbites. Je sentis alors comme une présence, un regard posé sur moi. Mais je ne voulais pas répondre, je ne voulais pas bouger. De toute façon ça ne devait être qu'un mirage produit par le désert ou une hallucination provoquée par mon cerveau alors que j'étais aux portes de la mort. De toute façon j'étais bien trop assoiffé pour prononcer quelques paroles que ce soit maintenant.

Alors, je restais muet et immobile, laissant mon environnement faire ce qu'il veut de moi. Qu'il m'emporte dans la mort, tiens. Pour Noah, il était certain que je n'étais pas son pisteur mystère. Quelque chose d'autre le traquais sûrement mais quoi ? Une bête vorace ? Un homme ? Ou bien ... ? Une silhouette se scinda alors du sable, avec une difficulté visible. Un petit être plutôt mal en point en fait. Je pense que vous l'avez compris mais ce qui venait de s'extirper du sable n'était rien d'autre qu'un kung-fu dugong, que l'appel du combat avait mît mal en point. Mais pas de la forme que vous croyez. Non, le petit combattant n'était pas couvert de meurtrissures, il était simplement assoiffé !

Le dugong fit quelques bonds pour avancer en direction de Noah, puis s'écroula comme un dératé, maintenant trop faible pour se déplacer. Faut dire que ce guerrier était un peu loin de son habitât naturelle actuellement, généralement ceux de son espèce restait à l'entrée du désert, sur les bords de l'île, là où roche et eau étaient. Qu'elle étrange tableau... L'homme qui tarde et sa gourde, observant deux êtres cloués au sol par la soif. Mais peut être que les présentations n'étaient pas terminées ?



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